La réalité des aidants est multiple, varie d’une région à l’autre, d’une maladie ou handicap à l’autre, d’une famille à l’autre. Elle possède de nombreuses facettes et malgré ses caractéristiques communes, elle prend des formes différentes. Pour le partage, l’inspiration, l’ouverture, cette section reçoit les témoignages des personnes qui souhaitent s’y exprimer. Ces écrits n’engagent que leurs auteurs et aucunement le réseau des aidants.

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Depuis le début de ce site internet, je lis les témoignages avec espoir que nos élus vont s'appercevoir qu'il y a un grave problème dans cette société. Mais j'hésite à écrire, de peur que nos témoignages qui décrit la grande détresse n'intéresse pas nos élus, car seul eux peuvent changer le système. Soudain j'ai eu un flash..comme la fois ou je me disais qu'on devrait tous afficher des pancartes devant nos demeures affichant "aidant naturel épuisé" me disant ils vont peut-être réaliser le problème!(mais cela nous rendrait encore plus vulnérable) et entre-nous un peu de dignité s'impose! Etant donné qu'il n'est pas possible pour nous de manifester avec nos malades comme le font les autres groupes revendiquant leurs droits entre autre. Je me dis pourquoi on commencerait pas par changer le terme aidant naturel qui me semble assez fatigué. Ce terme doit tombés à mon avis. Il n'y a plus sa place dans un pays développé comme le Canada. Je suggère qu'on change le terme aidant pour "soignant non-rénuméré". Ce terme serait beaucoup plus approprié et démontre la réalité telle qu'elle est, aussi cru soit-elle. De un, les aidants deviennent des soignants pour les malades à qui l'état imposent à la proche famille, qui souvent se déchire pour ne pas avoir à prendre soin du malade. Il arrive q'une seule personne accepte ce mandat pour le bien-être du malade en pensant que la famille entière y donnera du sien pour alléger la tâche! Mais souvent, l'aidant(e)se trouve aussi seul que sur une ile déserte et au fil du temps perd le controle de sa vie et s'en suit les domages psychologiques et physiques pour le soignant qui peuvent devenir dramatique après avoir passé autant d'année à prendre soin de quelqun 24/7, de là le danger de s'oublier. La charge de prendre soin d'une personne ayant un profil d'hébergement est énorme. L'aidant devient l'hopital mais sans le personnel et un cercle vicieux s'installe petit à petit sans que l'aidant réalise qu'il vit une forme d'esclavage. Les travailleurs sociaux représentant l'état reconnaissent ces gens qui ont l'ame aidante se retrouvent à les prendres au piège faute de service. Car eux, ils doivent trouver une solution à court terme, et n'ont pas les moyens de faire autrement. A l'aube d'une société si vieillisante, imaginer tout ces membres de famille qui devront aider nos futurs malades? L'état a le devoir de nous soumettre une nouvelle vision à domicile pour le futur. Un jour Madame Sainte-Marie était en entrevue et elle disait qu'il y avait une différence entre être libre et vivre dans un pays de liberté. Je retiens qu'un aidant naturel n'est pas libre, car il est au service de quelqun en continu. Le changement de terme n'est pas une grande solution pour l'aidant actuel..mais au moins il reflète la vérité. Car plus j'y pense plus je me dis que personne n'est vraiment un aidant naturel, il n'y a rien de naturel la dedans.. allez hop! revendiquons nos droits dès maintenant "soignant non-rénuméré" cela n'a rien de magique, un peu de honte leurs ferait le plus grand bien et ils vont peut-être finir par comprendre quelque chose. Mes meilleures sentiments à Madame Sainte-Marie pour son magnifique travail sur ce reseau et dans les arts..merci.

Jean-Philippe Larose
Gatineau

 

 

je garde ma mère de 82 ans qui a subit un accident d'auto face à face a 100 KM /heures et mon père 80 ans qui est atteint de la maladie d'alzaimer. Alors je suis à la maison 24 heures / 24 heures, j'ai un conjoint qui travaille

Robert Leroux
St Hyacinthe

 

 

J'ai accueilli ma belle-mère chez-moi ça fait 8 mois elle a la maladie d'alzeimer .C'est beaucoup d'organisation .On ne peut pas prendre n'inporte qui pour garder c'est parfois difficille de sortir pour 2 heures pour avoir unu gardienne .Deplus, je suis préposée au bénéficiaire de métier.Il faut des répits.

Jennifer Ménard
saguenay,Jonquiere

 

 

J'ai en magnifique garçon de 11 ans souffrant de multi-handicap...un jour il sera adulte et moi, je serai trop age pour m'occupe de lui. Je commence mes démarches pour lui crée une maison comme celle de Gilles...merci a vous deux pour avoir ouvert les yeux du monde sur l'amour et les besoins criant des familles.

Suzanne Poulin
Verdun

 

 

Je suis la mère d'un fils atteint de problèmes de santé mentales.Il a 22ans et il n'est pas autonome.J'ai du le placer dans une ressource en réadaptation de santé mentale car je n,en pouvait plus.Il faisait souvent des crises de rage,il n,était pas capable d'aller à l'école de travailler.Ses symptômes ressemblent à du Gilles de la Tourette.Aujourd'hui je me sens seule,j,ai n,ai aucun soutien de la famille.Cela a causé beaucoup de déchirements.Je fais partie d,un groupe d'entraide concernant les personnes ayant un proche atteint de problèmes mentaux et cela m,aide beaucoup.Je dois quand même continuer à vivre ma vie malgré cette grande souffrance.Bien à vous Marie Beaudoin

Marie Beaudoin
Boucherville

 

 

Notre fille a souffert d'un syndrome de reye a l'age de 3 mois .Ils ont mis une semaine a le diagnostiquer... Elle est retardee mentalement et elle a de graves troubles de comportement surtout depuis son passage aux peter hall schools . Mon epouse a renonce a sa carriere pour s'occuper d'elle .Ca fera 37 ans cet ete .Tout ce qu'elle recoit ,c'est la prestation mensuelle de 876.00 ,depuis qu'elle a depuis l'age de 18 ans .(c'etait alors dans l'ordre de 600.00) C'est le montant d'aide sociale pour gens inaptes au travail . Il n'y a rien de plus pour ceux qui ont besoin d'assistance 24 hres. par jour. Il faut faire un rapport a chaque annee ou presque pour assurer que l'argent va bien a la personne malade .Ils sont deja venus verifier si elle etait a la maison .Quand on a demande cette allocation ,en plus des recommandations du medecin ,on a du l'amener pour la leur montrer... Une gardienne demande 10.00 par heure .

georges chalifoux
Verdun

 

 

moi meme j aimerais aider mes parents qui sont malade et ma petite soeur atteint d un cancer qui a a s occuper de 2 ados j aimerais les aider mais financierement je ne suis pas capable .

pauline prouff
marieville

 

 

Je suis une jeune femme agée de 23ans atteinte d'amyotrophie spinale type 2...J'ai besoin d'aide 24h sur 24 sois pour m'habiller me laver m'apporter au toilette me faire a manger me deplacer me tourner de coter la nuit!!Et le gouvernement ne paie que 3h par jour...il me paye 27h semaine d'aide sais toujours mieux que rien...mais il paye parce que sais pas quelqu'un de ma famille...Il ne voulait pas payer ma mere parce que sais un membre de ma famille...sa aucun sens!!Son prette a payer les familles dacceuil les ressources intermediaire les chsld!!Jcomprend pas leur logique!!! L'an passé j'ai failli me ramasser dans un chsld pensez-vous que pour une jeune de 23 ans sais agréable?J'aimerais que vous m'informer si il a des services que je peux avoir et que je ne suis pas au courant!!

Shannon Joly-Racine
lachute

 

 

Mon mari est en hebergement CHSLD .Il aimerais revenir vivre chez lui mais son cas est considere comme tres lourd.Tous les jours je le visite. Je dois me rendre au village voisin pour le visiter.Pendant la periode des fetes 22dec au 4jan je l'ai amener a la maison.Il devait venir seulement pour 3ou4 jours.J'ai ete capable d' en prendre soins pour plus longtemps.Ce fut un dechirement pour nous deux que de devoir nous separe.Nous sommes maries depuis 43ans et c'est tres tres penible a vivre.

FRANCE PINEAULT
SACRE­­ COEUR

 

 

j'aime mon homme.. j'ai 54 ans.. il en a 78.. j'amais je ne voudrais le voir dans un CHSLD.. j'en prends soin, il mange bien, je gère à lui donner sa médication.. je gère tout en fait.. les comptes etc.. dernièrement, j'ai eu une grippe... et ma réflexion.. en me sentant coupable et me dire TU NE PEUX PAS TE PERMETTRE D'ETRE MALADE!! tu as de la fièvre et bien, le matin il faut quand même que tu prennes soin de ton amoureux.. tu te tiens à peine sur tes deux jambes.. il faut faire les repas.. tu le négliges un peu.. comme il est conscient qu'IL est une "épave à la dérive".. il est malheureux... mais il ne dit mots... il y a quelques mois il m'a parlé de suicide.. il en a même parlé à son fils! Lui et moi vivons ensemble depuis 27 ans... ses enfants ont grandit avec nous. vous savez quoi, MADAME SAINTE MARIE est extraordinaire, je l'aime tout simplement..faudra-t-il ouvrir des maison Gilles Carle dans tout le `Québec??? OUI.. est-ce moi, est-ce d'autres personnes aidantes ... je n'ai surtout pas l'énergie, cependant je voudrais tant monter au front et me battre pour mon amour!! mais je ne peux pas!! voici le témoignage d'une amoureuse qui a besoin d'aide.. merci ...

marie-france tremblay
Verdun

 

 

J'ai été aidante naturelle toute ma vie. Puis les 3 dernières années j'ai aidé un homme atteint de la maladie de Parkinson, il était un ANGE, maintenant il est en CHSLD. Comme c'est triste. Je suis maintenant à la recherche pour aider une autre personne.

Gisèle Lambert
Montréal

 

 

mon mari souffre de parkison. je m'occupe de lui à la maison 24 sur 24. il est agé de 77 ans et n'est pas automne

marie-france tremblay
Verdun

 

 

My sister is a care giver and while her dedication is to be commended, I worry for her own health and well being given the pressures of being a care giver. I feel the need to protect her from burning out. We do not live in the same part of Canada so I must find ways to assist her from afar. Joining your network is one way to help.

Sanders Bev
Darlings Island

 

 

Aidante naturelle pour mon papa, décédé en janvier 2009. Je suis allée au bout de tout ce que je pouvais donner jusqu'à la fin. C'était un homme extraordinaire atteint de pertes cognitives sévères suite à quatre ACV. Depuis son départ un grand vide s'installe pour faire place au repos car j'ai plusieurs années à récupérer. Mais est-il possible de revivre oui, mais surtout de renaître. Le plus beau cadeau que la vie m'a donnée fut mon père, cet homme d'honneur qui m'a léguée sagesse et humilité. La solitude ressentie ressemble à vous tous les aidants. Je me joins à vous afin de vous dire toute ma sympathie et vous souhaiter courage. La force vient à la seconde, l'amour ne s'éteint pas, les aidés nous aident à nous bonifier et lors de leur départ une source intarissable nous abreuve. A quel prix avons nous donné, aucune valeur matérielle peux égaler le don de soi. Non je ne regrette rien, et je recommencerais sans hésiter. Je sympathise avec vous tous qui le vivez présentement. Je vous aime car vous aimez.

Diane Schinck
Ormstown

 

 

La chanson interprétée aux funérailles de Monsieur Carle , étaient magnifique. Ça serait agréable de la mettre sur disque et que les dons soient remis à la socité du Parkinson du Québec. Voilà une belle façon de lui rendre hommage.

Danielle Racine
montréal

 

 

Bonjour.... Moi j'ai été aidant de 1990 à 2000, pour mes parents.... je me suis épuisée j'avais cessé de travaillé pour le faire... et je n'ai pas recu d'aide ou si peu du C.L.S.C et bien mal je dois dire.. ce que j'ESSAI AUJOURD'HUI C'EST QUE LE GOUVERNEMENT NE me coupe pas ces années sur mes rentes et je dois dire que je n'ai aucun succès.. pourquoi ne peux t'on pas reconnaître ces années comme les petites maman qui ont de jeunes enfants ??? Ce n'est pas le Pérou mais je dois dire qu"il y aurait une certaine reconnaissance du Gouv. pour toute ces personnes qui donnent plusieurs années de leur vie à aiser une personne malade .... J'en ai fait des 24 heures d'affilées Je l'ai fait par amour bien sûr et j'en ai retirté beaucoup de bien... Mais mais santé et je dirai aussi mon moral y est resté.... je n'ai jamais pu retourné sur le marché du travail.... j'ai aujourd'hui 58 ans aucun regret et beaucoup de compréhension pour celle qui vivent la même chose que moi,,,, merci et bonne chance à vous tous et toutes...

Rose-Hélène Léveillée
St-Jérôme

 

 

Chère Chloé, ton courage me touche profondément. tu a été, tu es et seras un modèle de générosité de grandeur d'âme dans mon coeur et celui de beaucoup de personnes. je t'embrasse très fort Chloé et je te soutiens par mes pensées et mes prières dans le deuil que tu dois vivre. tu ne seras jamais seule car nous sommes (les aidantes) avec toi en pensée.

Francine Quirion
LaSalle

 

 

Moi depuis plus de cinq ans que je m'occupe de ma conjointe qui a une maladie très rare et dégénérative qui l`handicape. De plus je travaille au moins 40 heures par semaine, ce qui me laisse pas beaucoup de temps pour m'occuper d'elle. Je l'adore et j'amais je ne la laisserai tomber, car moi j'ai la chance d'être en bonne santé. Je veux profiter de cette occasion pour souhaiter toute mes sincère sympathie a Chloé Sainte-Marie et toute la famille de Gilles Carle car étant un être extrêmement sensible je comprend très bien ce que vous vivez. Je vous souhaite bon courage de la santé et du temps pour poursuive votre belle initiative qui va certennement profiter a plusieurs. Merci! j'adore ce que vous faites.

Roger Latulippe
Saguenay Laterriere

 

 

J'AIMERAIS QUE LES AIDANTS ET AIDANTES NATURELS PUISSENT SE RENCONTRER, DISCUTER ET MANISFESTER LES BESOINS AUX GOUVERNEMENT POUR FAIRE BOUGER LES MINISTERES PUBLICS , SOCIALES , MÉDICALS ET HUMANITAIRES.

KATHLEEN SÉGUIN
TERREBONNE

 

 

Cela fait plus de 15 ans que je suis le seul ressource pour mes enfants (malade et handicapé). Financièrement j'en suis au point de tout perdre. Tous ces efforts, pourquoi...J'ai dû me battre contre toute les préjugés (sociétés, familles, amis (es) etc...) L'espoir d'un jour meilleur m'a permi de poursuivre ma route avec et malgré les embuches. J'ai toujours eu l'espoir que j'y arriverai... Maintenant je dois avouer que je n'y arrive plus. Je n'ai plus d'énergie, la fatigue est de + en + présente. J'ai abandonné ou perdu mon emploi, je ne sais plus...Je dois refaire le plein d'énergie, et cela va me coûter la seul chose donc j'étais si fier, qui me donnais l'impression de réussite malgré tout. Je suis une personne forte et fière. Je suis une aidante, une amoureuse de l'amour, de la vie, des gens c'est plus fort que moi. J'aime tout simplement...

Maryse Tremblay
Charny

 

 

J'essaie depuis trois ans, de trouver une maison à la campagne pour m'y installer avec mon fils atteint de maladie mental qui l'empêche de pour suivre ses rêves. Je suis moi-même artiste en illustration depuis trente ans. J'ai enseigné dans les écoles et aux adultes. Mon projet est de faire des ateliers pour les jeunes dans la maison et former une équipe pour aller rencontrer les personnes isolées et laissées seules pour leur faire vivre des moments de joies et de rires à travers des jeux, des ateliers, de l'écoute...une activité que la personne aimerait tout en demeurant chez elle. Elles ont besoins elles aussi, de preuves d'amour et d'attentions.

Lise Rainville
Montréal-Nord

 

 

Je suis mère d'un jeune homme qui a défié le temps, les préjugés....au fil des années....25 printemps ont laissé des marques....des rires des pleurent...et une tonne d'AMOUR...qui m'a permi d'aller plus loin sans trop crier sans trop désespéré...Tout au long de notre parcours, nous avons su nous tenir debout, nous avons su nous mettre a genou devant un gouvernement sourd au discour sans fond...sans raison d'être... Nous sommes des milliers a attendre...qu'un jour....nos dirigeants puissent entendre les battements de nos coeurs...la froideur de nos larmes.... Gardons en nous l'espoir...que le devenir humain puisse atteindre le sommet des vies de ceux qui au nom de je ne sais trop...on oublié que nous existons... Merci a vous tous.. marie Sylvie au nom de mon fils Marc Étienne....que j'aime si fort....

marie sylvie couture
ste anne des plaines

 

 

J'ai toujours été là pour ma mère, il y a des années que je veille à ses droits, à ses besoins. Maman a 90 ans. Elle a des yeux bleus magnifiques. Elle a toutes sortes de petits et gros bobos. Mais à la résidence où elle était, elle était en train de perdre énormément d'acuité psychologique. Menace de toutes sortes. Piges dans son compte et j'en passe et des meilleures. Après deux séjours à l'hôpital Laval ici à Québec, et des retours à la résidence fort tumultueux, j'en ai eu assez: j'ai quitté mon emploi pour accueillir maman dans ma maison. C'est une amoureuse de la lune, de la nature, une romantique, une comtemplatrice comme moi!...Je me suis dit qu'ici, dans mon petit boisé, dans ma maison bleue sur la petite colline, elle serait heureuse d'y entendre les oiseaux... Voilà que l'aventure prend une autre couleur lorsque j'ai voulue avoir accès à de l'aide financière pour mettre une chaise d'escalier dans mon escalier...désolés, votre mère n'habite pas chez vous depuis six mois! Pis???? Réponse de la travailleuse sociale, (par ailleurs fort gentille, qui doit répéter mon histoire dans SES mots à une ergo du CLSC) CLSC: ça va être long...on y va pas ordre de priorité: un jeune qui travaille encore...maman a consacré sa vie à ses six enfants et son mari: elle est formidable et m...elle a 90 ans! Son coeur est faible, elle a attrapée une salmonelle entre deux séjours à l'hôpital, elle était très faible mais reprend du pep depuis qu'elle est ici avec moi. Même ma chatte, Frimousse, s'en occupe et l'adore! Drôle de société que la nôtre. Je ne trouve pas cela rassurant pour ma vieillesse non plus! Je n'ai pas d'enfant. J'avais envie de continuer ce que je fais en y mélangeant les générations ici dans ma maison. Offrir une autre solution. C'est vrai, ce n'est pas normal de "stationner" nos vieux dans un édifice et d'annoncer dans l'ascenceur le dernier décès en vigueur!!! Et puis, les jeunes apporteraient aux gens âgés leurs idéaux et les ainés apporteraient leur force tranquille: une rassurante preuve vivante du passé et l'enseignement de valeurs perdues...et des idées nouvelles aussi! Réponse du CLD: désolé, on ne verse pas dans ce créneau! Vous qui avez mis sur pied deux maisons d'aide, dites-moi comment faire? Un gros merci et bravo merveilleuse et formidable Chloé!

Denise Michaud
St-Romuald

 

 

Je vous envoie une copie de lettre que je vais envoyer aux médias. Centre des Médias, TVA Paul Larocque Fichier: Claire Vallée re: impôts antérieurs – 2005 à 2008 incl. Fédéral et provincial

Monsieur, Ma mère est handicapée depuis l’année 1979, mon père est décédé en 1987, ma sœur, Line Vallée, a donc pris soin de ma mère, elle habitait avec elle. J’ai acheté en 2003 une maison pour garder ma mère handicapée et ma sœur Line, maison située au 2536 rue Parkville à Montréal et ma mère et ma soeur habitent toujours ma maison. Je vois donc depuis à tous les services de la maison en tant que propriétaire pour aider ma mère et il est certain que depuis, je n’ai jamais réellement gagné de revenus reliés à cette maison car elles paient des loyers minimes qui servent à couvrir la majorité des frais de la maison. Comme j’aide beaucoup ma mère pour différents services, je voudrais utiliser, à chaque année, la partie de la déduction pour personne handicapée qu’elle n’utilise pas sur son formulaire d’impôt et on me le refuse, autant au gouvernement fédéral que provincial, même après avoir demandé une vérification, en disant que je ne vois pas aux besoins immédiats de ma mère. Oups, je crois que de loger sa mère est un besoin immédiat, là on me dit que c’est parce que je lui charge un loyer, c’est vrai mais un loyer minime, juste pour couvrir les frais directs reliés à la maison. Je me permets donc de souligner ce fait aux médias pour souligner combien les gens qui s’occupent de leurs parents âgés et ou handicapés doivent se débattre pour obtenir un crédit sur leurs formulaires d’impôt. Je pourrais même vous présenter ma mère chez elle car elle ne peut quasiment plus se déplacer, nous devons depuis son handicap utiliser une chaise roulante pour sortir de la maison mais comme elle a quelques marches à monter et descendre de par elle-même ça devient de plus en plus difficile. J’ajouterais même que dans mes démarches auprès des gouvernements, les gens ont été insolents à mon égard. Merci de me lire et de donner suite si possible,

Claire Vallée
Mont-Saint-Hilaire

 

 

moi j'suis monoparental avec quatre enfants qui vont à l'école et qui restent tous ici avec moi, et là je pense vendre ma maison car j'arrive plus, y a pu rien qui rentre. L'allocation familiale se termine fin septembre car mon fils va avoir 18 ans. C'est celui qui est atteint du cancer, et je trouve qu'en étant un aidant pour mon fils je m'occupe même plus de mes comptes, car j'essaie de mettre mes sous juste pour lui et encore là j'ai pas pu l'habiller encore beaucoup car j'ai pas les moyens. Mais bon pas juste ça, je trouve ça dommage qu'il n'y a pas d'association pour construire une deuxieme toilette juste pour lui car en plus j'ai pas de douche et il vomi sans arrêts après sa chimio et les autre membre de ma famille veulent la toilette quand c'est leur temps... bref c'est très dur d'avoir juste une salle de bain, et de ce qui est pour la bouffe et bien on mange pas beaucoups aussi car j'ai pas beaucoup les moyens...ext.........

gina ROBITAILLE
vimont, laval

 

 

Depuis 1994, j'ai du abandonner mon travail pour prendre soins plusieurs membres de ma famille, 3 schyzophrenes et l'autre avec hernie discale. Aujourd'hui je commencerai a retirer ma pension des le mois prochain. Soit $1200. et q.q.

Yasmine Panju
Montreal

 

 

je suis aidante depuis 3ans et cest pas facile .

helene blanchette
trois-rivieres

 

 

Mon CLSC est prêt à payer un étranger pour prendre soin de ma mère et de mon père, gravement blessés suite à un accident de moto; mais refuse que la propre fille de ces deux blessés donnent les soins. La dite fille (moi) a dû retourner au travail, parce qu'elle ne fait pas assez de sous pour vivre avec une paye coupée de moitié. Pour une personne encore sur le marché du travail, donner du temps pour ses parents, c'est difficile (voire impossible), même si on le voudrait de tout son coeur. On doit faire des sacrifices financiers, de temps, de vie...

Julie Boudreau
L'Assomption

 

 

Ma mère Anne-Marie est en burn-out. Elle doit s'occuper de sa mère de 90 ans, qui lui cause du stress, elle est demandante, a toujours pris les décisions pour sa fille, elle se fait manipuler. Elle doit aussi s'occuper de mon père, 68 ans, qui vient de se faire amputer une jambe pour cause: le diabète. Mon père aussi manipule ma mère. Elle réalise qu'elle n'en peut plus mais se sent obligée, des 2 côtés, pense qu'elle leur doit tout, sans penser a elle...elle n'a pas le temps de penser a elle, toujours sur la route, a faire des courses, aller chez le médecin, sans arrêt.

Anne-Marie Blain Gendron
Brossard

 

 

Vous pouvez, si vous le désirez, placer ce site dans vos liens: http://martyne.com. J'y explique les étapes qui nous ont mené à vivre avec mon père (Le titre du site est donc "La vie avec mon père"), les hauts et les bas d'une aidante naturelle et de sa famille, et quelques pistes pour s'en sortir, parfois!

Martyne Desmeules
Nicolet

 

 

Je n'ai aucune formation, je ne travaille pas dans le domaine de la santé mais par contre, je me suis occupé de ma mère dans sa fin de vie, décédée depuis maintenant 6 mois.

myriam primeau
farnham

 

 

Depuis mars 2007, je suis auprès de mon épouse atteinte de la Sclérose Latérale Amyothrophique. Je l'accompagne dans l'évolution de sa maladie et j'ai la chance d'avoir un employeur très humain.

Richard Bélisle
Longueuil

 

 

Pour ma part, j'aimerais simplement offrir un coeur... une oreille... un sourire... une tendresse... un moment... une richesse... un souffle... une passion. La mort n'a rien d'agréable, et doit être pénible pour l'être qui souffre. Cela dit, elle est un moment de détachement du corps physique, de la mémoire et du monde matériel. Si on m'en donne l'occasion, il me fera plaisir de tendre ma main à ceux et celles dans le besoin. Ainsi, j'offre une assistance physique, psychologique, spirituelle et humaine. Sincèrement, j'espère apprendre et donner, partager ce passage avec l'être humain qui le vit... traverser avec lui cet instant où nous quittons nos proches. Si vous voulez en savoir un peu plus sur moi, je vous invite à faire un tour sur http://www.EspritdelaTerre.org : c'est un espace de liberté d'être et de mysticisme, de présence et d'énergie, de Vie et de Mort, de paix et d'amour. Soyez donc le bienvenu... Chaleureusement M

Aime Être
Montréal

 

 

Mon mari a subi un ACV avec hémorragie le 26 août 2008. Il venait d'avoir 55 ans en juin 08. Nous avons deux garçons de 27 ans et 22 ans. C'est assez brutal un évènement comme ça! J'ai dû faire face à bien des problèmes durant sa réadaptation. Étant un travailleur autonome, j'ai dû m'occuper de ses dossiers en cours. Denis est conseilleur immobilier. Je me suis retrouvée seule avec toute cette histoire. Ma famille m'a supporté et m'a aidé du mieux qu'elle pouvait mes parents sont vieillissants (81 ans pour mon père) et (76 ans pour ma mère).

Lise Thibault
Rimouski

 

 

J'ai un frère qui est atteint de schysophrénia. Il est presque impossible de trouver un endroit à demeurer avec un minimum de dignité. Connaissez vous des organismes au Québec qui aiderait au démarage pour hébergement en créant leurs propres chez eux.

Normand Tremblay
Langley

 

 

Il y a deux ans, ma mère a été diagnostiquée pour la maladie de Lou Gherig. Perdant peu à pu ses capacités, mon père a dû arrêter son travail afin de s'occuper d'elle. J'ai alors décidé de l'aider dans cette tâche afin qu'il ne soit pas seul et ainsi avoir la force de continuer. Ne pouvant plus marcher, boire et se déplacer, mon père doit être présent 24h sur 24 à ses côtés. Cependant, le niveau de stress de mon père augmente chaque fois qu'il est question des finances. Or, j'aimerais qu'il puisse partager les derniers moments au côté de ma mère sans tout ce stress qui lui fait mal.

Guillaume Bélisle
Longueuil

 

 

Je m'occupe de ma mère qui a 88 ans. Cette dernière a besoin de soins et de surveillance étroite (difficulté à la marche, circule avec une marchette péniblement, etc...) Présentement, pour elle c'est le début de la fin en raison de problèmes circulatoires sérieux qui peuvent conduire à la gangrène. Elle a des douleurs importantes pour lesquelles on lui a prescrit un narcotique qui n'est pas toujours efficace et qui lui donne des nausées et des vomissements,etc... C'est très difficile de voir sa mère nous quitter à petit feu et s'en aller vers la mort. Elle a peur de la souffrance et de la mort, elle est souvent songeuse... Donc j'essaie de discuter avec elle de ses peurs, de ses émotions. Mais moi comme aidante naturelle, quelle aide ou reconnaissance financière nous donne-t-on ? Rien. C'est très difficile pour le moral. Ça prend beaucoup de courage et d'amour envers une personne qui nous a donné la vie. Ma mère est plus qu'une mère, c'est aussi une amie et une confidente que je respecte beaucoup. Mais où est la reconnaissance du gouvernement dans ce que vivent les aidants(tes)naturels(les)?

Mireille Plante
Thetford Mines

 

 

Je vie, tout comme tous les aidants naturels une grande solitude, je n'ai plus de vie sociale, je ne peux même pas quitter la maison plus de 2 heures, mon mari panique, j'ai dû quitter mon emploi pour m'occuper de lui, je suis moi même malade, je n'ai même pas le temps de m'occuper de moi, je m'oublie et je me sens oubliée par le gouvernement qui, devrait à tout le moins nous reconnaître en tant qu'individu qui fait sauver des milliers de dollars... pourquoi il (gouvernement) ne fait rien pour nous engourager ne serait-ce qu'un montant forfaitaire? je me sentirais respectée et reconnue en temps qu'individu.

Monique Graham Gleeson
St-Ambroise-de-Kildare

 

 

Moi j'ai 61 ans bientôt, à ma retraite depuis 3 ans et je m'occupe de mon conjoint qui est gravement malade et dont je prend soin à temps plein. Il est dépendant de moi pour presque tout. Il n'a que 60 ans. Je reçois 4 heures de répit par semaine du CLSC. Mon conjoint a besoin que je sois près de lui. Sinon il devient anxieux. Heureusement il y a beaucoup d'amour entre nous. Je sais que beaucoup d'autres personnes sont dans la même situation et j'espère qu'un jour les gouvernements réaliseront que nos demandes ne sont pas seulement financières. Il faut penser au côté humain de l'individu qui est en droit de vouloir continuer à vivre dans son milieu de vie avec les gens qu'il aime. On ne déracine pas un arbre. On doit plutôt l'aider à rester droit. Merci

Françoise Mercier
Québec

 

 

J'ai perdu ma soeur d'un cancer du poumon en juillet 2008 tout a été très vite 5 mois à peu près. Et ma soeur était déja aidante naturelle car elle gardait notre mère qui avait 88 ans. J'ai dû prendre des décisions et tout est allé très vite... Moi j'avais juste une soeur et il me reste ma mère. Si je peux aider je vais le faire car moi j'ai laissé ma job pour prendre soin de ma soeur et ça fait 1 mois j'ai encore lâché ma job pour être près de ma mère. Alors de l'aide, on en n'a pas et je ne vais pas lâcher prise avec le gouvernement.

LINDA PELLETIER
QUEBEC

 

 

J'habite avec ma mère qui a été diagnostiqué cet hivre de démence vasculaire. Ma soeur habite au sous-sol dans la même maison. Moi et ma soeur nous prenons soin de ma mère depuis longtemps afin de lui permettre de vivre chez elle. Lorsque j'ai amené ma mère à l'hopital pour des problèmes de haute pression, j'ai expliqué le comportement de ma mère et nous avons été référé en gériatrie. Elle est présentement sous médication et elle a des troubles de mémoires. Pour ce qui est des lois concernant l'impôt et les crédits puisque nous habitons la propriété qui appartient à ma mère nous ne pouvons demandé ces crédits. Je crois que les lois devrait être modifiées et tenir compte de chaque situation. Merci

Suzanne Pelletier
St-Hubert

 

 

Je suis maman depuis 10 mois et mon ptit bonhomme est atteint du syndrome de menkes,manque de cuivre, son niveau de vie est d'environ 3 ans, donc je pense qu'il a besoin de moi en tout temps, il va devenir handiquapé mental en vieillissant.

mireille lalande
lachine

 

 

Je me suis occupée de mon enfants (oxygène, gavage et médication, et plus) depuis sa naissance. Il a 5 ans. J'ai tout abandonnée pour prendre soins de lui. Auparavant, je m'étais occupé de ma maman, décédée d'un cancer rare et ce, tout en travaillant et poursuivant ma grossesse. Bref, mon fils a 5 ans maintenant et je suis épuisée. Retournée sur le marché du travail serait un nouveau départ. Mais comme mon fils commence l'école en septembre et que sa condition physique - il ne possède qu'un 3/4 de poumon et a toujours sa gastrostomie - le contact à temps plein dans un établissement scolaire, me réserve peut-être des surprises... Alors au bout du compte, j'ai tout fait par amour mais j'ai aussi beaucoup perdu. Ma récompense, jusqu'à maintenant, j'ai un fils bel et bien en vie. Qui adore la vie. Imaginez, au début, les médecins ne lui donnait que 30 jours de vie!!! J'ai gagnée mes millions mais la réalité dans notre société fait en sorte que j'ai presque disparue, je suis épuisée (quoique heureuse du résultat concernant mon fils), je ne vois pas la fin des surprises (il ne fait que commencer sa vie) et je dois me battre constamment pour tout pour lui. Bref, je fais plus que du 40 heures semaines je fais du 24/24 heures 7/7 jours. Si c'est cela être une aidante-naturelle...me voici parmis vous!

Line Cléroux
Longueuil

 

 

Mon épouse (depuis 27 ans) fit un A.V.C. en avril dernier. Elle fut hospitaliser pendant 9 mois. Les séquelles sont nombreuses mais malgré tout grâce à je ne sais quoi elle réussie a passer au travers et par le fait même moi aussi. À ce jour elle présente encore quelque défiscience comme par exemple son bras et sa jambe gauche paralysie, donc cela affecte son hygiène, sa mémoire à court terme elle est problématique mais a force de travaille avec elle, nous parvenont moi et mes enfants à trouver des solutions ou des trucs pour l'aider dans ses souvenirs. Si je me fit au nombreux témoignages que j'ai entendu ou lu depuis son retour à la maison, je m'estime très chanceux d'avoir de l'aide de la part de mon c.l.s.c. même si j'ai du frapper a plusieurs portes pour avoir droit à l'aide. J'ai présentement une aide lorsque je dois travailler ils me consacrent des heures de gardiennage et cela me convient pour l'instant mais il y aura peut- être un problème lorsque je n'aurai plus se service car selon l'avis de plusieurs personnes de mon entourage se serait une chance que nous avons et que dans un avenir pas si lointain je serai dans l'obligation de quitter mon emploi et hônnetement cela me fait peur un peu. Par contre si notre gouvernement me paierait pour rester à la maison pour prendre soin de mon épouse je dit oui sur toute la ligne. J'ai entendu Mme Ste Marie à la radio ce soir ( Paul Houde) et j'appui ses revendications à 100%. Merci de m'avoir lu et soyez assurer de mon entière collaboration Gilles Aquin

Gilles Aquin
Chertsey

 

 

je vis seule avec ma fille trisomique de 25 ans je lai toujours garder etcest meme rendue que mon montant daidant naturel est calculer comme un revenu e je trouve ca inconsevable que lon touche a mon montant daidant naturel ,,,cest hydro québec quil me demande ca ,,,,si vs saviez comment cest dur pour moi darriver et quand +on prends on considération ce montant la comme revenu ....cest révoltant ,,,jai besoin daide car je ne le prends pas ,,,,dites moi a quel endroit je peux etre aider ...merci céline

céline morissette
montreal

 

 

Les aides para-gouvernementales ou gouvernementales sont inconnues ou peu aidantes plus particulièrement les CLSC !!

Charles Lebrun
Brossard

 

 

Mon fils est atteint d'une leucémie, diagnostiquée depuis le 25 Février 2009, nous débutons la bataille et je suis avec lui 24 heures sur 24, j'ai quitté mon emploi pour pouvoir l'accompagner et lui venir en aide. Mon fils a débuté les traitements de chimio et se réveille de 3 à 6 fois par nuit pour aller à la toilette, il a besoin d'aide pour se lever et on doit l'assister lors de ses déplacements pour ne pas qu'il tombe... Il ne mange pas, a des maux de tête incroyables et tout ses sens sont quintuplés... il porte des bouchons d'oreilles en permanence parce que même un chuchotement lui fait mal, il est photosensible, a l'odorat et le goût très développé....plus rien n'est pareil. Côté financier, Leucan accorde une sorte de bourse de 250 $ à tout nouveau parent dont l'enfant a reçu un diagnostique de cancer et par la suite, un maximum de 96 par mois. De son côté, au provincial, je devrais recevoir environ 160 $ par mois et je me suis laissé dire qu'il y avait une prestation pour handicapé au fédéral mais on doit pratiquement être sénile pour y avoir droit ! Je me demande sincèrement où sont les priorités de notre gouvernement et je me dis que s'il vivait une situation comme la mienne et celle de centaines d'autres famille, probablement que les choses seraient différentes. Nous n'avons pas tous des carrières avec assurances et tout le tralala pour subvenir à nos besoins ! Pour ma part, je suis massothérapeute, je travaillais dans un spa où ils ont eu l'amabilité et la compassion de faire en sorte que je ne me retrouve pas à la rue, et pour mes quelques clients à la maison, j'ai dû tout annuler, sans aucune garantie...Maintenant je vais faire une demande au chômage et j'espère que j'aurai assez et assez longtemps pour tenir le coup avec mon fiston à l'hôpital, il a un protocole de 6 à 8 mois....si tout va bien !, et ma fille que je ne vois plus beaucoup puisque ma demeure aujourd'hui c'est l'Hôpital Ste-Justine et que les visiteurs ne sont admis que sur certaines heures et sous plusieurs restrictions étant donné l'état des enfants au bloc d'hémato-oncologie....! Ici les parents ont un rôle essentiel et sont tous présents 24 heures sur 24....Je me dis qu'il y a des gens qui ne lève pas le petit doigt pour travailler et qui ont tout de même droit à un chèque alors que nous....rien dutout ?!?!

mélanie lachapelle
ste-marthe-sur-le-lac

 

 

Nous avons un garçon de 12 ans qui est atteint de la paralysie cérébrale. IL est venu au monde à seulement 23.5 semaines de grossesse. C'est notre petit miracle mais il requière beaucoup de soin. Après la naissance d'un enfant. Les médecins on beau te dire que la vie sera très difficile et plus jamais pareil. En tant que parent, tu ne peux imaginer un tel scénario si négatif. Une naissance est supposée être positive dans la vie d'un jeune couple. Quand tu porte un enfant et que tu apprends à l'aimer avant même sa naissance. Tu ne peux pas prévoir que la vie va s'acharner sur lui. Toute les mères souhaites donner naissance à un bébé toute rose en santé avec toute ses morceaux bien en place. La réalité est toute autre chose, sans même avoir du contrôle sur cette maudite situation. IL faut apprendre à vivre avec, un point c'est tout. Quand ça fais 23 semaines que tu rêve à ton fils. Que tu l'aime déjà. Tu le vois jouer au hockey dans la rue avec ses futurs amis. Tu imagine ton mari lui montrer comment planter un clou, fière comme un boeuf devant son fils. Pouf!!!! Tu as un bébé arrivé beaucoup trop vite, sans rien pouvoir changer. Les médecins te regarde et te dise que ton fils ne marchera pas, il sera comme un légume, coucher dans un lit, sourd, muet et aveugle. En 24 heures, tu ne peux pas toute effacer, il faut prendre tes responsabilités et s'en occuper comme de bon parents. J'ai répond du tac au tac. Si mon fils est en mesure de comprendre quand je vais lui dire, maman t'aime. C'est tout ce qui compte à mes yeux. Le reste, nous nous adapterons. Avions-nous le choix de toute façon. Quitter des emplois, je connais. Tu es étiqueter comme un employer trouble qui a besoin beaucoup trop de congé pour son enfants (pas comme les autres) comme un de mes patron se plaisais à me rappeler à chaque journée pédagogique ou encore une nouvelles opération et j'en passe. Mon mari gardait son emploi qui était mieux rémunérer que la mienne. Nous avions besoin de faire vivre notre famille après tout. En plus, vu que Marc-André n'a aucune atteinte intellectuel, il est constamment assis entre 2 chaises si je peux m'exprimé ainsi. Les centres ou ressource par chez nous sont souvent pour les personnes atteintes intellectuellement. Ça ne répond pas du tout au besoin de notre fils qui est en fauteuil roulant, il ne peux manger seul, ni aller au salle de bain sans aide, ni s'habiller, se coucher, se moucher etc.... Mais il à toute sa tête, je ne peux me résoudre à le mettre dans un endroit avec des gens qui ne sont pas dans sa situation. Très peu de ressource pour des enfants qui ont des atteintes seulement physique comme mon beau Marc-André. Je pourrais continuer à écrire pendant des heures à vous raconter notre vie qui dure encore et qui n'aura jamais de fin. Que fera t-il quand nous ne serons plus là, il faut que ses personnes reçoivent de l'aide permanente et vite. Nous les aidant naturel, que ferons-nous si nous tombons malade. Nous avons besoin d'aide quelque soit la maladie de la personne à aider au quotidien. Si vous avez besoin de quelqu'un pour parlé de son vécu pour appuyer la cause et peut-être faire avancer les choses car plus nous sommes nombreux plus nous serons écouter, je pense... Je suis là... Il ne faut pas attendre que tout le monde s'écroule autour de nous pour réagir. Merci de m’avoir laissé la chance de m’exprimé ouvertement Anik Cousineau

Anik Cousineau
Cantley

 

 

Je vis avec ma mère qui a 87 ans (88 ans le 27 avril) qui a besoin de sécurité dans ses déplacements. Dans le passé, elle a fait quelques chutes dont elle a encore des séquelles permanentes (douleurs au dos). Avec l'âge, elle a perdu de l'autonomie et elle a besoin d'aide pour différents tâches telles que entretien ménager, préparation des repas, l'accompagner dans ses rendez-vous chez le médecin ou à l'hôpital, etc Tout est plus difficile pour elle car elle a perdu des forces et a beaucoup de tremblements. Elle se fatique rapidement et a besoin de repos. Je lui apporte du soutien au plan de ses besoins physiques et émotionnels. Je prie avec ma mère tous les matins et nous prions pour plusieurs personnes (familles, parenté, amis(es)). Elle a aussi besoin de communiquer ses émotions et je prends le temps de l'écouter surtout.

Mireille Plante
Thetford Mines

 

 

ma conjointe a subit un acv elle n'a que 43 ans en perte d'autonomie. le pire pour moi ses de la placée se que je déplore, car moi mon désire est de la faire revenir a la maison et pouvoir en prendre soin, mais ayant aucun moyen financier sauf mon maigre salaire. J'appuie entièrement Madame Chloé Sainte-Marie dans les démarches qu'elle fait. Déja que Denise a perdue sa qualitée de vie et nous aussi, la laissée dans un centre couché le 3/4 du temps au moin avec moi elle a plein temps aurais beaucoup plus d'activitée physique et morale sens se sentir délaissée et pire abandonnée

line filioux
ancienne-lorette

 

 

Il y a 4 ans mon mari a prit une retraite a 60 ans pour prendre soin de moi.Quatre ans passez les guardes venait tout les jours car j'ai une plais sur la fèsse arrière et j'ai besoin d'un gros pensement de 2 a 3 fois par jours. Ils on montrer a mon marie comment le faire pour quand ils serait absente et qu'il fallait changer mon pensement. Ils sont ensuite venue au 2 et 3 jours ensuite a une fois par semaine et maintenant ils vienne seulement qu'aux 2 semaines. J'ai besoins de beaucoup de fourniture pour les pansements et quand il en manques mon mari va au CLSC pour chercher ce qui manque. Je souffre de plusieurs maladies, mais ce qui m'a mit a terre c'est la dernière hanche qu'ils mont mit et j'ai poingnée le SARM. Tout va très mal depuis ce temps la. Le gouvernement devrait donner un salaire au mari ou a la femme qui prend soins de l'autre. On demmande pas la lune. Reguardez l'argents que le systeme de sante donne une grosse part de leurs travail a quel qu'un qui n'a jamais fait ca de sa vie. Immaginer la responsabilité qu'on lui met sur les épaules. Je croit qu'une petite partie du salaire des quardes devrait être donner au conjoint.

Nicole Lamoureux Faucher
Brekenridge Pontiac

 

 

je prend soin de mes deux parents de 83 et 86 ans que ne peut plus rester seul (alzheimer)24/24

denise st-pierre
canton de gore

 

 

je suis maman d'un enfant de 8 ans handicapée et maintenant doit prendre soin de mon père de 59ans qui a la maladie de Lou Gehrig. Je ne sais plus comment conjuger vie famille et travail....

France Hutchison
Gatineau

 

 

mon mari a un cancer de l'estomac et doit être gaver 16 heures par jour. Il est très faible à cause de la chimio. J'ai 76 ans et j'ai de la difficulté à insérer la tubulure dans la bouteille, ainsi qu'à retirer le bouchon au bout de la tubulure. Des gestes simples pour certains mais difficiles pour moi. Comme il est très faible, il pourrait tomber en allant à la salle de bain, donc je n'ose pas le laisser seul.

Rita Audette
Longueuil

 

 

Je parle au nom de mon père qui s'occupe de ma mère depuis plusieurs années. Elle a perdu son autonomie graduellement à cause de différentes pathologies (maladie neurologique, diabètique, cardiaque et je vous fais grâce du reste) Elle a même attrapé le C difficile lors d'un séjour à l'hopital. Bref, mon père lui administre ses médicaments lave ses draps tous les matins, s'occupe de l'insuline, la surveille pour son bain, la soutient lors de sorties à l'extérieur, l'aide à l'habillement, est disponible 24h sur 24h pour cette femme si énergique et travaillante qu'elle fut jadis. Michèle S.

Raymond Simard
st-pierre île d'orléans

 

 

Je suis la mère d`une jeune homme de 26 ans atteint d`une déficience intellectuelle profonde . Placé depuis un peu plus d`un an sa situation se détériore; le bonhomme enjoué et actif est devenu craintif et faible. Il est présentement aux soins intensifs d`où il ne ressort pas aussi vite que d`habitude.Nous savons qu`il est très bien traîté dans sa R.I. Celle-ci se situe dans un autre secteur de notre région ce qui fait que nous devons nous ré-habituer avec une autre équipe au C.R.D.I. qui aurait, parait-il, une mentalité différente de notre ancienne équipe. Un des résultats de ceci; même en situation de détresse profonde nous avons peur de tout ce que nous faisons car nous ne voudrions surtout pas risquer de les froisser...( une expérience précédente a amener certaine personne à me dire que je n`avais pas su comment m`y prendre avec eux...).J`aurais encore beaucoup à dire.

Anna Neveu
Macamic

 

 

Ce travail dure depuis un an, et j'essaye d'avoir des heures pour les services.

Clément GUÉRIN
Thetford Mines

 

 

Mon épouse est ateinte d'un cancer en phase avancée. Je dois assurer une présence morale, physique et technique. 24 heures 7 jours. Cela est trèa dificile pour elle et pour moi.

Marcel Malette
Gatineau

 

 

Mon mari est atteint de Scléroderma, ce qui fait qu'il a une fibrose pulmonaire très avancée et une hypertension pulmonaire très sérieuse. Il ne peut plus se déplacer sans apport d'oxigène. Étant plus agé que moi, il lui faut des soins un peu plus attentifs. Puisque je travaille, je nepeut m'occuper pleinement de lui et je suis toujours inquiète. Ayant une personne qui pourrait m'aider, m'enlèverait un peu le stress quotidien que je vis présentement. Mon mari à une maladie terminale, mais nous vivons heureux un jour à la fois. Si seulement les gens puvaient en faire autant. Sofia

Sofia Mendoza
Saint Colomban

 

 

Je suis la maman d'une petite fille de 5 ans. En novembre 2006, elle a reçu un diagnostic de myopathie de type très rare. Depuis ce jour, et même lorsqu'elle avait 2 mois de vie, l'Hôpital et son Centre de réadaptation m'enseignent différentes méthodes (physiothérapie, ergothérapie, activités diverses) pour son développement. Une équipe médicale complète la suit depuis sa naissance. Sa maladie est incurable et évolutive. Son pronostic est incertain. Pour l'aider, nous lui offrons de la médecine alternative telle que l'équitation thérapeutique et l'hydrothérapie. Trouver des thérapeutes engagés et compétents demande beaucoup de temps et d'énergie. Sa maladie est complexe et n'est pas enseignée à l'École de médecine. Nous devons constamment prendre des précautions et des décisions pour sa santé. J'ai laissé mon emploi presque 2 ans pour maladie et je dois maintenant reprendre le travail. Combien de temps je pourrai tenir le coup? Par mes démarches pour comprendre sa maladie, j'aide ma fille, les médecins, la recherche et la Société. Puisque j'ai encore l'énergie et le courage de le faire, comment se fait-il que je ne soit pas payé pour faire ce travail??? Imaginez, on est loin de ce que j'aurais besoin puisqu'actuellement, je ne suis même pas considéré comme un aidant naturel auprès de ma petite fille malade! Une maman à bout de souffle...

Claudette Allard
Laval

 

 

J'ai quitté mon emploi de secrétaire juridique pour m'occuper de mon fils Tommy, qui a le Trouble envahissant du développement de forme autiste. C'était trop pour lui, métro, boulot, dodo... Il a besoin d'être dans sa bulle chez lui. Après avoir essayé 4 garderies différentes, on est venu à la conclusion qu'il fallait que je reste à la maison. Depuis 1 an et demi, on vit avec un seul salaire... Je ne peux pas faire comme Patricia Paquin et Sophie Prégent et avoir comme gardienne, une ÉDUCATRICE SPÉCIALISÉE OU UNE SALLE DE STIMULATION DANS MON SOUS-SOL! Je n'en ai pas les moyens! Si je plaçais mon enfant dans une institution, le gouvernement donnerait environ 30 000$ brut par année à cette institution, mais Tommy est bien mieux à la maison, pourquoi le gouvernement ne me donnerait pas juste la moitié,15 000$? Ce n'est pas beaucoup mais c'est mieux que rien! Et que ce soit pour une personne malade, aveugle, cancer, un enfant qui a la leucémie... Pour tous les aidants qui s'occupent de ces gens... ça devrait être le même montant que chacun recevrait en crédit d'impôt ou une allocation tous les mois! Bravo pour votre site! Bravo Gilles Carle et Chloé Ste-Marie pour votre grand courage!

Marilyne Guibord
Blainville

 

 

Mère d'un enfant polyhandicapé de 13 ans, on m'offre souvent de placer mon enfant, je ne m'y résigne pas puisque je suis la ressource sur laquelle il compte pour exprimer ses besoins. Ne parlant pas, il communique avec nous par des sons ou des cris, mais nous savons que ses cris nous disent quelque chose. Comment réussira t-il à se faire comprendre si nous ne sommes là qu'à certains moments? Oui les aidants naturels sont très importants dans la vie des gens en perte d'autonomie puisqu'ils deviennent la voix de toutes ces personnes.

Marie Claude Nadon
Mirabel

 

 

J'ai comme l'impression que les personnes aidantes ne sont pas plus reconnues que les femmes qui auraient aimées être rémunérées pour l'excellent travail
qu'elles faisaient auprès de leurs enfants à la MAISON !
Aimons-nous plus l'intitutionnalisation et l'éducation en garderie ?


Nathalie Bastien
Bonaventure

 

 

Comme aidante surnaturelle, voici ce que je demande au gouvernement: Mon mari a la maladie de Parkinson et a été diagnostiqué il y a  9 ans. Ce que j'aurais besoin en ce moment comme répit serait: deux journées semaine à partir de 1 hrs de l'après-midi jusqu'à 7-8 heures le soir pour me permettre chaque semaine  soit un cinéma, soit un souper  avec des amis et par la suite revenir contente à la maison. Avec les centres de jour, nous avons environ 5 heures  semaine. Dans une semaine, il y a 168 heures. Si le Centre de jour me donne 10 heures maximum semaine, c'est à moi que revient la tâche des autres 158 heures. Ce n'est pas assez. De plus, le Centre de Jour offre des heures le matin et le malade revient aux alentours de 14.30 - 15 hres. C'est trop court!  On a qu'à injecter des budgets dans les Centres de Jour et s'organiser  pour avoir du personnel compétent afin de donner du répit à des  heures qui conviennent aux personnes aidantes aussi. Si je n'ai pas la disponibilité de ces heures, je ne sais si je pourrai garder mon mari à la maison très longtemps.

Rose Legault
Montréal

 

 

Le 16 juin, nous apprenions que notre mère de 59 ans était atteinte d'un cancer du poumon avec métastase au cerveau. Toute notre vie a basculé, nous avons dû la déménager chez ma soeur qui a de jeunes enfants, car elle ne pouvait plus demeurer seule. Moi je demeure a Drummondville, donc j'ai passé des mois entier à Québec chez ma soeur à prendre soin de ma mère, donc mon mari et mes enfants en ont souffert beaucoup aussi. J'ai dû aller voir le médecin et il m'a arreté de travailler, donc chômage maladie pendant 15 semaines et ensuite chômage, prestations de compassion de 6 semaines. Ma mère est décedée 1 semaine avant la fin du chômage de compassion j'ai trouvé difficile de n'avoir que 55% de mon salaire, car la vie continue et les comptes continuent d'entrer.  Je me disais si ma mère était à l'hôpital combien en coûterait-il au gouvernement pour prendre soin d'elle? Sûrement plus que si il m'avait au moins octroyé 100% de mon salaire. Je trouve cela très frustant et injuste. Je me dis pour moi aujourd'hui j'ai repris le travail, j'ai repris ma vie en main après 5 mois de vie suspendue. Mais pour ceux qui vivent de telles situations des années entières, ça n’a pas de sens. Vous êtes des héros, des gens de coeur. Car certes, on  ressort grandi de ces experiences et c’est notre récompense. Mais maintenant j'essaie de soigner mes blessures.
Bonne chance

Marie-Claude Blouin
Drummondville

 

 

Je suis agente de développement pour le service de soutien Proche Aidant et je trouve très difficile de rejoindre les proches aidants. Ceux-ci ne se reconnaissent pas comme tels, pour eux, c'est "normal" de s'occuper de l'aidé. Mes groupes de soutien est une forme de répit pour l'aidant et vise à éviter l'épuisement.
Je trouve formidable, Chloé, que vous vous battiez comme ca pour cette cause...
Merci !!!

Marie-Ève Couture
Saint-Joseph de Beauce

 

 

Je suis aidante naturelle et présentement en arrêt de travail sur la CSST pour une blessure au dos.  J'ai beau avoir ma soeur qui vient nous aider, mais elle a de la misère à accepter la maladie de nos parents. Ma mère fait la maladie de Parkinson et demeure à la maison et mon père est en centre d’hébergement, mon mari a beau vouloir, mais je voudrais qu’il ne soit pas trop mêlé à tout cela et pour ce qui est du CLSC, je n’ai que très peu d’aide cela devient très très épuisant pour moi. Que faire?

Louise Geoffrion
L'Assomption

 

 

Ayant accompagné pendant 18 ans mes parents, tant aux soins hospitaliers qu’autres je sais de quoi je parle et les besoins sont tellement urgents!

Ghislaine Castonguay
Parisville

 

 

J'ai vendu ma maison pour demeurer avec ma fille de 45 ans suite à un arrêt cardiaque, manque d'oxygène.  Elle est handicapée à vie. Je suis en charge de la curatelle et bientot il y aura une tutelle avec un rapport annuel très exigeant à faire, et en plus je dois démontrer que je paie un loyer pour rester avec elle. Je fais tout pour elle, elle ne peut s'habiller seule, ni se faire a manger ou sortir pour aller chez le coiffeur, l'esthéticienne, les soins de pieds, les soins à Notre-Dame, tous les loisirs passent par moi, sa mère de 67 ans . bien sûr que je partage des coûts avec elle, mais que le gouvernement l'exige, je ne le prends pas.  Je vois en plus à ses finances, ses placements, assurances, rapports médicaux à tous les ans, je pourrais écrire encore mais je crois que vous saisissez le tout.   Ma plus grande crainte,  c’est ce qui va lui arriver après moi,  elle a toute sa tête, seulement la memoire récente est défaillante, elle ne peut plus lire, écrire, quelle tristesse.  nous sommes de plus en plus seules, sauf deux amies à moi et une de son côté qui sont restées fidèles,  deux frères occupés avec des enfants en bas âges.   Alors...

Madeleine Faucher
Laval

 

 

J'ai vu un reportage de Chloé Ste-Marie ce matin et j'ai vu le courriel et je suis contente de pouvoir vous écrire. Mon mari a fait un ACV en avril 2000, il avait 43 ans, il est paralysé du côté droit, il est capable de marcher avec une canne, il est capable de parler, il pense bien, il a un bon raisonnement, mais ne peut aller travailler, je travaille 3 jours et le reste je fais tout, mais c'est difficile de tout faire. Nous sommes mariés depuis presque 30 ans, il a maintenant 50 ans et moi, 48 ans. On est encore jeune avec des enfants de 22 ans et 20 ans pour qui c'est encore difficile de voir leur père ainsi. Il avait perdu son permis de conduire et je me suis battue contre la SAAQ pendant 2 ans, avec les assurances aussi, là on vient d'avoir une bonne nouvelle, depuis le printemps j'ai fait une demande pour un quadriporteur, et on me demandait des bonnes raisons pour lui accorder; je leur ai répondu: pour son rôle familial comme aller chercher la poste, aller à la pharmacie pour ses médicaments et faire commissions etc., des tâches  que j'aurais à faire en moins, enfin il est accepté mais conditionnel à ce qu'il ait un cabanon qui peut se verrouiller et avec électricité. Alors, il faudrait de l'aide pour pouvoir amasser les fonds pour un petit cabanon, en tout cas c'est pour le printemps, mais par-dessous tout, je crois qu'il faut être toujours positive, mais quand on doit payer partout et payer de l'impôt c'est trop, ce serait plaisant de pouvoir se divertir un peu!
Au moins, si nos revenus étaient non imposables!
on y va avec une seule phrase et c'est :
un jour à la fois! et aussi je prie beaucoup!
Merci pour ce site, j'attends de vos nouvelles.

France Dallaire
St-Henri

 

 

Sommes à la première étape d'un avc qui a paralysé notre belle-mère. Il faut se battre pour la faire changer de région afin de la rapprocher de son milieu naturel. Nous venons de gagner une bataille. Les prochaines étapes devraient être plus faciles, mais les soucis sont toujours présents.

Jacques Gaudet
Saint-Agapit

 

 

J'ai 59 ans et suis atteint depuis 1993 de porphyrie Variegate. Je ne peux en aucun cas être exposé aux Ultraviolets (soleil ou tubes fluo), à ancun produit chimique tel que chlore, produits de nettoyage, pesticide, herbicide…
Depuis 5 ans, ma femme a dû complètement arrêter de travailler pour rester avec moi tout le temps, en cas de crise si je suis exposé à un produit ci-dessus, je tombe dans un état comateux et ma femme a 30 minutes pour me conduire a l'hôpital Pierre-Boucher, qui est le seul à avoir un medicament non homologué importé de Finlande, qui traite les crises, si on n’est pas a l'hôpital en 30 minutes, c'est la mort par paralysie respiratoire, à part cela, la Porphyrie s'attaque et détruit le système nerveux comme la sclérose en plaque. Il est impossible de vivre sans un aidant 24/24 7/7.

François Michaud-Herbst
Longueuil

 

 

Mon conjoint est tétraplégique depuis un mois, mais depuis 3 ans, il porte une trachéo permanente, ne parle pas et porte aussi une gastrotomie pour manger par gavage, il n'est pas paralysé, mais n'a plus la coordination de ses membres. Le simple fait de le transférer du lit au fauteuil roulant ou à l'auto devient une tâche insurmontable. Lorsque je réussis à trouver une personne qui m'aide, je trouve mes déplacements tellement plus agréables. Rendu à l'hôpital pour des examens, je demande un préposé, même s'il en ont pas, ils réussisent souvent à trouver quelqu'un pour m'aider. Il faut demander et ne pas se gêner. Je conviens que cela devient épuisant, mais c'est une solution. J'ai trouvé très difficile de me faire dire pendant que j'étais au côté de mon conjoint au centre de réadaptation, que nous devions déménager, que notre logement n'était pas sécuritaire pour mon conjoint. Cela faisait déjà 8 mois que nous étions à 300 km de chez nous pour l'hospitalisation et la réadaptation, et cette nouvelle m'a enlevé le reste d'énergie que j'avais en réserve. Nous voulions revenir à la maison (sur 2 étages) et vivre tranquillement notre nouvelle situation. Au lieu de cela, on nous exigeait un déménagement et plein d'autres choses qui demandait monétairement des frais exorbitants ( vous connaissez la règle, tu ne peux pas faire d'adaptation à ta maison sans être accepté mais, cela prend 2 ans sur une liste d'attente) J'ai fait comme mon coeur voulait, je suis restée à la maison au moins jusqu'au printemps prochain, j'ai changé le salon en chambre médicale, Je me suis acheté une sonnette de porte sans fil installée dans chambre pour la nuit etc. et ça va assez bien malgré tout. Je trouve stressant de sortir seulement lorsque la préposée vient me remplacer, les besoins de mon conjoints et la vie courante ne sont  pas cédulés ainsi. Certaine choses peuvent être faites sur rendez-vous, mais pas les urgences.

Geneviève Lemieux
Dégelis

 

 

Je dois également te dire Bravo pour ton implication auprès des aidants naturels et ton message à l'ADISQ a été le moment le plus touchant de la soirée. Je sais que ça ne doit pas être facile, mais ton discours engagé encourage d'autres personnes vivant dans la même situation, qui ne peuvent pas se défendre, puisqu'ils sont en survie continuellement. En tant qu'infirmière au CLSC, plus précisément avec les personnes atteintes d'un cancer, je sais combine ces personnes voient leur vie changée en raison de la maladie qu'est le cancer. Oui, il y a des personnes qui ont des assurances, mais ce n'est pas le cas pour tout le monde. Le MSSS dépense énormément pour le curatif mais que fait-il pour le préventif et surtout le maintien à domicile? Des règles doivent être changées pour les personnes au maintien à domicile, surtout s'il est prouvé que  les coûts sont plus bas qu'en CHSLD. De plus, le milieu de vie à domicile, s'il est bien soutenu et encadré, est meilleur pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Par tes messages et tes discours sur la scène artistique, tu as un énorme levier pour sensibiliser des gens peu éveillés à cette situation. Espérons que les décideurs t'entendront  et agiront en conséquence dans les choix politiques. Encourager le maintien à domicile est idéal avec l'augmentation des personnes âgées.

Isabelle Pouliot
Ile D'Orléans

 

 

Mon époux est atteint de la sclérose en plaque et il perd ses capacités à tous les jours. Au début de la maladie, notre fils avait 10 ans. Notre fils fonctionnait normalement. Par contre, à l'adolescence, nous avons vécu une période difficile, car il son père ne pouvait pas fonctionner normalement. Comme je faisais la mère et le père, j'ai développé une relation avec mon fils que plusieurs personnes aimeraient avoir. Par contre, pour me rendre là, j'ai dû travailler très fort et ce n'est pas toujours évident.


Claudette Forget
St-Félix-de-Valois

 

 

Voila 11 ans que je prends soin de mes parents à leur demande puisqu'il n'avait pas les moyens de se payer les frais demandés par leur CLSC. Avant le décès de mon père le 01 janvier 97, d'une phase terminale des poumons, j'ai eu une rencontre avec les responsables du CLSC pour savoir quelle serait ma position advenant que mon père décède sur les droits de ma mère qui étais schizophrène d'être en maintien à domicile.  Car d'après 4 médecins, il était évident que le maintien était plus favorable pour sa santé mentale et physique. Nous avons  convenu du maintien avec répit, dépannage et gardiennage, puisque je dois m'absenter pour mon travail pour Hydro-Québec à la Baie-James 8 jours sur 14. Cette aide ne s’est jamais réalisée. La liste de personnes fournie par le CLSC n’était pas bonne aux dires memes des personnes sur la liste. J'ai donc dû  me constituer une liste du personnel nécessaire à un bas taux étant donné mes 5000 heures d’absence annuelle de la maison.
Or, étant donné que ma mère n'avait aucun moyen de payer de tels frais, j'ai dû les payer moi-même et les rapporter sur mes impôts parce qu'elle pouvait me transférer ses sommes innutilisées pour ses propres déductions et de plus, elle n'avait pas besoin de déduction pour sauver des impôts. En fait,  elle ne devait plus en payer à cause de son âge et que ses revenues sont sous le seuil de pauvreté. D'année en année, m'apercevant que les deux paliers de gouvernement, fédéral et provincial, qui refusaient mes demandes de déduction, je me suis mis à faire des avis d'opposition sur ces mêmes déductions pour contester, j’ai pris une avocate qui a décidé de monter le dossier depuis 8 ans déjà. Or j'ai vécu une saisis de salaire sur la non reconnaissance des frais engendrés et de plus vue dans l'avenir refuser en partialités ces mêmes frais non reconnues. J'ai procédé à une plainte auprès du RRSSS qui s'est présenté devant le commissaire sans résultat probant sous de faux prétexte mentionnant que mon frère selon son permis de conduire demeurait avec ma mère alors qu'il n'avait pas fait son changement d'adresse. Je me suis plaint à la Chambre des communes et à l'assemblée nationale en passant pas les députés et sous-ministres, mais sans résultat.

Ma mère est décédée depuis le 23 décembre 2005 d'un ACV et je dois encore me batter pour faire reconnaître ce que j’ai fait pour elle comme aidant.

Sylvain Marcotte
Barraute

 

 

J’ai  63  ans, j’ai  pris  ma  retraite  pour  aider  ma  mère à demeurer dans sa  maison, elle est  veuve, elle a  88 ans et elle ne  veut  rien  savoir d’aller dans  un  mouroir, elle débute l’Alzheimer et a des petits  bobos reliés à son  âge…J’ai  juste  ma  pension de la Régie des rentes  et  ma rente de  la  compagnie  pour  vivre, moins de 9000,00 $ par année. Je ne peux pas demander  un  salaire à  ma  mère, elle n’a que  sa  pension  pour  vivre et  je ne peux  pas  demander  les  crédits d impots... Que  faire?

Lise Grossinger
Saint-Jérôme

 

 

Personnellement, je n'ai pas les moyens financiers nécessaires pour arrêter de travailler et prendre soin de mon entourage. Alors, je me lève, je paie des taxes et des impôts et je me dévoue pour les membres de mon entourage sans aucun support alors que je crois en avoir bien besoin. Avec toutes ces lois et tous ces règlements, n'y aurait-il pas lieu de nous soutenir un peu avant que l'on soit complétement abattu et plus capable d'en prendre soin et par le fait presque atteint d'une écoeurantite aigue.

Carole Allaire
Les Coteaux

 

 

Mon père est sorti de l’hôpital le 28 août 2006, les médecins lui ont dit qu’il avait 2 semaines ou 1 mois à vivre et nous sommes le 7 décembre et il est toujours là avec nous, son cancer au poumon et les metastases au cerveau aussi. Il n est pas toujours fort, mais il essaie de s’accrocher et de vivre le plus longtemps possible. Ce n’est pas facile de voir quelqu’un attendre ainsi la mort.

Suzanne Hylands
Longueuil

 

 

Mon époux est atteint de sclérose en plaques progressive secondaire depuis plus de 20 ans; il est rendu à la phase de grande perte d'autonomie. Heureusement, nous bénéficions d'un soutien remarquable de la part des ergothérapeutes du CLSC La source à Québec. Grâce à leur compréhension et leur interventions préventives (inscription aux divers programmes d'aide), nous avons bénéficié de plusieurs services d'aide jusqu'à présent:  tels programme Pad (adaptation de domicile), soutien financier pour matériel de soins urinaires; chèque emploi-service... Mon époux peut donc encore, à 61 ans, demeurer à la maison et je peux avoir un peu de répit.... Mais, malgré cela, les pertes (nombreux deuils dans les domainesdes loisirs notamment) sont difficiles à vivre!
J'espère pouvoir maintenir ma santé physique et psychologique pour continuer mon rôle d'aidante. J'appréhende le moment où le placement sera nécessaire, car les centres de soins pour les personnes dans la soixantaine semblent rares.
Merci

Micheline Lafortune Demers
Québec

 

 

Le père de mon conjoint a la sclérose en plaques depuis environ une douzaine d'années. Moi et mon conjoint l'aidons comme nous pouvons en faisant toutes sortes de tâches à sa maison, mais c'est pas toujours facile car nous vivons à 45 minutes de chez lui et avons un bébé de 8 mois. Ma belle-mère, qui s'en occupe jour et nuit est à bout de souffle et très fatiguée et elle n'a je crois même plus la force de faire des démarches pour obtenir de l'aide. Malgré cela, elle veut garder son mari près d'elle et continuer de s'en occuper, mais parfois je trouve que ça devient dangereux car il est en fauteuil roulant, il pèse un peu plus de 200 lbs pour ma belle-mère qui en fait 100 lbs et il lui arrive de tomber quand il veut se glisser de sa chaise à la toilette ou sur le sofa car ses jambes n'ont plus aucune force. Il peut rester couché par terre pendant une heure le temps de retrouver assez de force pour se soulever avec ses bras et s'installer dans sa chaise roulante. Je ne sais que faire mais je crois que cette situation ne pourra durer encore longtemps dans ces conditions. J'aimerais bien, par le biais de ce site, obtenir assez d'informations pour pouvoir aider mes beaux-parents.

Mélanie Prévost
Val David

 

 

Je partage ma vie avec Hélène Larochelle qui est atteinte de scléroses en plaques depuis 18 ans. Hélène est maintenant quadraplégique et elle vit toujours à la maison. Nous recevons depuis peu le maximum accordé par le CLSC, c'est-à-dire 320 $/sem. Nous avons 4 auxiliaires et nous payons 52 h./semaine en moyenne à 10,50 $/h. Heureusement, je travaille et Hélène a une rente d’invalidité. Nous réussissons donc à assumer la différence des coûts. La différence des soins et la qualité de vie à la maison étant de loin supérieures à ceux offerts dans un centre d'hébergement longue durée, on souhaite vraiment qu'Hélène ne soit jamais obliger d'y séjourner.

Merci de votre initiative.

Martin Giroux
Gatineau

 

 

Je suis un jeune homme de 27 ans, qui est spina bifida, hydrocéphale, avec une déficience intellectuelle, une faible capacité respiratoire, je vis avec mes parents, je ne peux pas rester seul à la maison, pour l'instant je vais à l'école aux adultes pour handicapés, et aux ateliers stimul art, je fais de fréquents séjours à l'hôpital, mes parents sont fatigués de toujours se battre pour avoir des services pour moi

Yannick Landry

 

 

Mon père est mort en mars dernier des suites d'un cancer et de problèmes cardiaques. Il a d'abord eu un ulcère à l'estomac qui s'est transformé en lymphome et ce cancer a atteint les os. Son coeur pompait mal le sang et les cellules de son cerveau séchaient, ce qui lui causait des troubles de mémoire importants. Son cancer des os a provoqué une chute et il s'est cassé la hanche. Il n'aurait jamais pu remarcher, car quand l'infirmier lui faisait faire sa physiothérapie, mon père ne se souvenait plus comment faire les exercices tout de suite après que l'infirmier lui ait expliqué quoi faire. Il a fallu qu'il soit gardé à l'hôpital, car il était trop hypothéqué. Ma soeur avait offert de le garder chez elle, mais ce n'était pas possible non plus. Il a fait une crise cardiaque et est décédé le jour même où la travailleuse sociale devait nous rencontrer, comme s'il voulait nous faire savoir qu'il refusait d'y aller. Nous sommes allés à l'hôpital à tous les jours pour en prendre soin, sauf une journée où il y avait une grosse tempête. Ce n'était pas évident, car je devais partir en autobus de Montréal à Saint-Jérôme. Mais c'était moins pire que l'expérience que j'ai vécu en 1985 lorsque ma mère est décédée. Elle souffrait elle aussi d'un cancer. Elle a combattu la maladie durant 6 ans et demi. La rémission a duré 5 ans ; la descente aux enfers, 1 an et demi. Elle n'est allée à l'hôpital qu'un mois et demi. Le reste du temps, j'en prenais soin nuit et jour. Une chance que le reste de ma famille aidait, sinon je n'aurais pas pu tenir le coup ! J'ai étudié en littérature, pas en soins infirmiers. Je n'étais pas outillée pour ça et je ne le suis pas davantage aujourd'hui : comme tous les aidants, j'ai fait mon possible. Mes parents étaient des anges et ne se plaignaient jamais, malgré tout. À un moment donné quand je soignais ma mère, j'ai été malade et j'ai dû me faire opérer. Imaginez ce que c'est quand on est encore dans les vapeurs de l'anesthésie et qu'on doit s'occuper d'une grande malade : ce n'est pas facile du tout. Nous n'avions pas beaucoup de sous et le médecin ne venait pas souvent. Et il y a une autre de mes proches qui combat un cancer, mais elle est en rémission. Ouf !

Alors, j'ai décidé de faire quelque chose pour les aidants. J'espère en inspirer d'autres. J'ai commencé en 1994 à écrire des contes pour enfants pour faire plaisir à mon neveu. Il aimait ça, mais il a maintenant 20 ans : ce n'est plus de son âge. Alors, il m'est venue l'idée de les publier afin de donner une partie de mes droits d'auteur à des causes humanitaires. Chaque conte aura sa cause. Je veux aussi qu'il y ait des produits dérivés. Le but est de créer une fondation. J'ai trouvé un illustrateur et un éditeur. Il ne reste qu'à trouver les subventions. Le conte que je réserve aux aidants naturels raconte l'histoire de souris qui déménagent. Je vous en reparlerai quand il sera fin prêt, ce qui ne saurait tarder.
Ce qui serait bien, ce serait de créer un événement où plusieurs personnes vendraient les choses qu'elles font et donneraient une petite partie de leurs profits à la cause. Personne n'a à se ruiner et les gens sont touchés par ces gestes. J'aimerais bien que des compagnies emboîtent le pas. On pourrait également créer un encan sur ce site. Tout ça pourrait faire une différence, mais il faut tout de même continuer à revendiquer : c'est fondamental.

Mariette Beaudoin
Montréal

 

 

Je suis la maman d`une petite fille de 4 ans qui souffre d`un syndrome de leigh, qui est dégénératif. Mon enfant est en soin palliatif  depuis 1an. Nous avons notre enfant chez nous. Nous avons également une jeune adulte handicapée de 18 ans qui vit aussi chez nous. Nous avons 2 autres enfants. Une de 19 ans et une de 11 ans. C`est assez difficile pour la famille, mais je me dis que je fais tout ce qui m`est possible pour eux. Je vis chaque journée dans l`amour de mes enfants.

Nathalie Poulin
St-Georges Beauce

 

 

Je suis auxiliaire familiale et sociale pour un CLSC de Montréal.  Je côtoie leur désarroi tous les jours, et je ne peux qu'appuyer votre démarche.
Chloé, merci pour tout ce que tu fais.

Julie Boutin
Montréal

 

 

Je suis contente qu'il y ait enfin un site pour les aidants naturels.
J'aime beaucoup Chloé Ste-Marie. Elle est très courageuse. Elle est vraie, humaine. Ne lâche surtout pas Chloé...car nous avons besoin de toi.
Bon courage

Francine Lauzière
Drummondville

 

 

Je prends soin de ma mère depuis 2003 et elle souffre maintenant d'Alzheimer, et je ne peux aller travailler à l'extérieur, car elle ne peut demeurer seule et sans surveillance. Quoique qu'auparavant je pouvais prendre des jours de répit , ceci n'est plus possible. Je dois me taire sur cette situation pour le moment et j'espère donc que le gouvernement pourra nous aider d'une façon respectueuse et de reconnaitre qu’en prenant soin de nos êtres chers , nous contribuons  énormément au bien-être de la collectivité. Nous réduisons de beaucoup les soins de santé meme si nous ne sommes pas reconnues en tant que tel. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne prend pas en considération nos revendications. Un simple calcul pourrait convaincre n'importe qui. Envoyons au gouvernement des chiffres sur les montants qu’il économise grâce à nous, et ainsi, je pourrais avoir confiance à nouveau dans nos élus. Madame Ste Marie, merci au nom de nous tous pour votre courage, votre dévouement envers Monsieur Carle. Cet homme avait besoin d'un ange et c'est en vous , qu'il l'a trouvée.

N'abandonnez jamais, Chloé, vous êtes une grande source d'inspiration pour nous tous et je suis assurée que vous réussirez dans vos démarches auprès du gouvernement, car il faut trouver les bons mots et vous les possédez. Merci encore.

Denyse Aita
St Jean sur Richelieu

 

 

Je prends soin de mon mari depuis 13 ans, j'ai 61 ans et lui 69. Il a une maladie dégénérative (myasthénie grave), leucémie chronique, problèmes respiratoires graves (24/24 sur oxygène), cardiaque, etc. Je suis épuisée et je n'ai pas beaucoup d'aide. J'ai fait application pour avoir de l'aide à la maison, ménage, mais j'attends l'enquête du gouvernement.

Ginette Roy
Greenfield Park

 

 

Intervenante sociale en gérontologie, travailleuse communautaire, professionnelle des communications; c'est l'ensemble de ces compétences professionnelles qui nous ont servi, lors de l'accompagnement de mon frère aîné aux dernières années de sa vie. Sans ces outils, j'ose à peine imaginer à quel prix les aidants parviennent à conforter leurs êtres chers. Le personnel hospitalier nécessite une mise en chantier de formation obligatoire pour être habileté à l'accompagnement à la mort et à la relation d'aide avec les personnes mourantes ainsi que les proches.
Lorsque nous saurons mourir, nous saurons vivre.

Denyse R. Legault
Saint-Placide

 

 

Voilà 13 ans que je prends soin de mon mari qui a fait un AVC, il a 82 ans j'en ai 78 et je suis fatiguée. J'ai demandé de l'aide pour les travaux domestiques, on me donnerait 4 dollars de l'heure alors que le tarif des femmes de ménage est de 15 dollars l'heure, on a juste notre petite pension et le régime des rentes de mon mari pour vivre. Comment voulez-vous arriver à payer une femme de ménage avec ça. Je suis fatiguée et écoeurée. Après avoir payé des impôts toute notre maudite vie, voilà ce que le gouvernement offre. Si mon mari était placé, combien ça leur coûterait ? Non, je ne veux pas le placer, mais avoir un peu d'aide, car je ne peux pas le laisser seul longtemps alors adieu une petite vacance!

Edith Lacroix
St-Lin Laurentides

 

 

Je garde mon frère depuis 11 ans, il est atteint de sclérose en plaques et je n`ai pratiquement rien pour le temps et les soins que je lui accorde.

Richard Blanchette
Rimouski

 

 

Je suis mère d'une handicapée intellectuelle de 29 ans et j'ai également dû m'occuper de mon défunt mari qui est décédé à l'âge de 30 ans d'une leucémie.  Le système, je le connais et j'ai dû me battre continuellement pour avoir des services et surtout essayer de ne pas perdre ce que j'avais réussi à obtenir.  Mais malgré tout, au fil des années, j'ai vu la subvention du répit-gardiennage diminuer de 50%, et j'en passe.

Ce que je déplore c'est qu'il faut toujours en venir aux grands moyens pour obtenir des services, alors que ce serait si simple si les dirigeants nous "écoutaient".

Malgré tout, je m'en sors assez bien, car il y a toujours sur ma route des personnes qui peuvent m'aider ou m'encourager et je garde espoir que des organismes comme le vôtre peuvent être la voix des personnes vivant des situations particulières et quelques fois difficiles.

Diane Senécal
Saint-Constant

 

 

Le 21 octobre 2006, j'ai eu le privilège de donner une 1ère conférence/témoignage en tant qu'aimante naturelle et ce, à la demande de la société canadienne de la sclérose en plaques du Canada.  Mon conjoint est lourdement atteint de sclérose en plaques depuis plus de 15 ans.  J'ai pu partager mon expérience de vie en tant qu'aimante naturelle.  Le terme aidante naturelle m'a toujours choqué, c'est en écrivant mon témoignage que le terme "AIMANTE NATURELLE" m'est clairement apparu et est parvenu comme une douce musique à mes oreilles.  Suite à cette conférence, j'ai reçu de nombreux témoignages qui m'encouragent à recommencer dès que l'occasion me sera à nouveau donnée.

Lucie Ducharme Chainey
Montréal

 

 

Je suis une femme de 55 ans, mon mari souffre de dystrophie neuromusculaire de STEINERT. En 2005 il a fait un infarctus ,une hémorragie massive et un cancer du colon ,il a été hospitalisé. Puis, il a fait une péricardite., Ma mère fait de l'emphysème et est cardiaque, mes trois autres soeurs sont aussi handicapées,alors ma vie tourne autour d'eux, mon temps est compté, car à part mon mari, j'ai aussi soin de ma mère et une de mes soeurs qui ne vivent pas chez moi, mais qui ont quand même besoin d'aide, deux de mes soeurs ont aussi la dystrophie musculaire et une qui souffre d'arthritee rhumatoïde et est en fauteuil roulant. En fait, mon mari, ma mère et une de mes soeurs sont en fauteuil roulant et deux de mes soeurs sont en voie de l'être.

Louise Néron
Mascouche

 

 

Je suis la mère d'un enfant lourdement handicapé qui a aujourd'hui 22 ans. J'ai 48 ans et je suis au bout du rouleau. Mon fils est un *client* de la SAAQ.  Donc dans mon cas, ses finances se portent très bien, mais les miennes sont anéanties. J'ai 268 $ par semaine pour m'occuper de lui 24/7, donc un salaire de 1,60$ de l'heure !  Je ne peux le laisser seul plus de 3 heures environ.  Je n'ai droit à AUCUN SERVICE DU CLSC, donc aucune aide à domicile. Comment voulez-vous que je défraie un coût pour un aide à domicile à 14$/heure ? Demander à mon fils de payer à même ses revenus ? Ridicule, il me paie déjà ! Où est la logique ! Mon avenir est simple, voué à l'aide sociale sans le sou ! J'ai 48 ans et quand il aura trouvé un endroit pour vivre, j'aurai quel âge ? Je n'ai rien pour la retraite, cela fait 15 ans que je m'occupe de lui. Ce montant de 268 $ est comptabilisable, mais non imposable.  Donc, les impôts sont à zéro, pour l'aide sociale je suis trop riche, pas droit à l’aide juridique, pas de chômage, pas de rente et pas de solvabilité puisque je suis considérée comme sans revenu, allez comprendre ! Je vieillis et l’avenir me fait peur ! J'ai su dernièrement que le montant maximum défrayé par la SAAQ en allocation d'aide personnelle pouvait aller jusqu'à 791 $/par semaine pour les cas demandant une présence continuelle ! Alors je me battrai, sans avocat naturellement, je ne peux m’en payer un et je n’ai pas droit à l’aide juridique.  Je voudrais bien échanger avec d’autres personnes dans le même cas que moi.  Bravo pour votre site et je suis certaine que vous avez l’appui de milliers de personnes.

Lynda Tessier
Sorel-Tracy

 

 

Je suis paralysé des seins en descendant parce que j'ai eu le C Difficile et le SRAS en même temps ce qui a eu pour effet d'écraser ma moëlle épinière d'un pouce et demi entre la C6 et C7.

Je demeure dans un CHSLD (mouroir) Je cherche la logique, d'habitude tu vas à l'hôpital pour te faire soigner et j’y ai attrapé ces virus. Cela ne me fait rien de faire du bénévolat, mais je n'ai pas la LÈPRE ou une maladie infectueuse, éduquer les gens pour les handicapés.

Robert Tremblay
Montréal

 

 

Bonjour, je m'occupe de ma mère qui a fais un AVC fin février 2003. Elle n'est plus du tout autonome depuis ce temps-là.

Cette maladie est arrivée du jour au lendemain. La veille, elle était correcte et le lendemain plus rien. Elle est incontinente, n'est plus capable de se faire à manger, elle marche avec une marchette car elle n'a pas d'équilibre, n'est plus capable de couper ses aliments. C’est moi qui m’occupe des comptes, de tout à la maison etc.

Je ne reste pas avec mes parents. Je me lève à tous les matins à 5 heures pour me rendre chez eux à 5h15, 7 jours sur 7 et je rentre chez nous vers les 20 heures. Je fais la navette de chez eux à chez nous au moins 10 fois par jour.

Sylvie Morin
Québec

 

 

Depuis trois ans que je m'occupe de mon conjoint, je suis exténuée et je n'ai pas d'aide pour du répit, j'ai reçu 500,00 $ pour l'année et au privé le prix est 60,00 $ par jour.
Au CHLSD pas de place !

Monique Fredette
Candiac

 

 

Je suis la mère d'une jeune fille âgée de 20 ans atteinte de paralysie cérébrale et d'un fils de 16 ans souffrant d'insuffisance cardiaque et de problème rénal.

Je vis seule avec mes deux enfants, et en tant qu'aidant naturel, je sais ce que signifie au quotidien "l'exploitation faite par le gouvernement" lorsque nous choisissons de continuer à vivre avec ces personnes que nous aimons et qui ont tellement besoin de nous.

En plus de mettre une croix sur notre liberté et notre vie entière en nous privant de nombreuses ressources, pourtant si nécessaires, il faut, comme tout le monde, continuer à travailler pour subvenir aux besoins de ces personnes et pouvoir défrayer toutes les dépenses supplémentaires que leur état exige.

Il est vrai qu'il s'agit de MON choix de m'occuper de ma fille, toutefois je permets au gouvernement d'économiser des milliers de dollars annuellement. Qu'est-ce qu'on m'offre en échange? RIEN du tout.

Francine Filion
Gatineau

 

 

Je suis à bout de souffle, j'ai un enfant lourdement handicapé trouble moteur, intellectuel, sourd de l'oreille droite, entend avec un appareil de l’autre, il a maintenent 18 ans et il n'est pas propre la nuit ça fait encore plus d'ouvrage, je suis decouragée je n'ai pas d'argent pour le rendre heureux, pas d'argent pour avoir une autre voiture, la mienne est finie, mon mari qui travaille pas beaucoup,quand aura-t-on de l'aide?

Suzanne Crepeau
Neuchatel

 

 

Je suis mère d'une handicapée intellectuelle de 29 ans et mon premier mari est décédé à l'âge de 30 ans d'un cancer. J'ai dû m'occuper de tout ce monde et je suis retournée au travail après le décès de mon mari. Ce n'est pas toujours facile, car je travaille 5 jours/semaine. Mais j'y arrive malgré tout, car je suis très combative et je n'hésite pas à demander. J'espère que les personnes qui doivent demeurer à la maison tout le temps auront de l'aide pour du répit.

Diane Senécal
Saint-Constant

 

 

Comme Chloé, je suis amoureux de la personne que j'aide, d'une certaine façon, mais que ferai-je sans son sourire qui illumine ma vie? Que ferais-je en me réveillant s'il n'était pas au rendez-vous? Que serait ma nuit s'il n'y avait les mots " Je t'aime"?
Que serais-je sans mon amoureuse? Lequel de nous deux est l'aidant?

Raymond Kvist
Québec

 

 

Bonjour, j'aide ma femme du mieux que je peux. Elle souffre de fatigue chronique, de fibromyalgie, et de beaucoup d'autres maladies qui se sont rajoutées au fil des ans. Je l'aime et je veux lui donner tout ce qu'il y a de mieux. L'année dernière, j'ai demandé des crédits d'impôts pour personnes handicapées à charge au fédéral et au provincial. Ces deux ministères du revenu me réclament à présent les sommes créditées. Ceux-ci prétendent que le conjoint n'est pas considéré comme un aidant naturel. Devrais-je divorcer de ma femme pour recevoir les même considérations que ceux qui sont aidants naturels? Pourquoi pénaliser ceux qui sont les plus proches des malades? Pourquoi y a-t-il disparité entre ceux qui ont 65 ans et plus que ceux qui ont moins de 65 ans? Selon la loi de l'impôt, pour les personnes handicapées de 65 ans et plus, le conjoint est considéré comme aidant naturel. Moi, j'ai 49 ans et ma femme 48 ans. Pourquoi faut-il se battre pour faire reconnaître ses droits comme aidant naturel? Je vous remercie de votre compréhension auprès des aidants naturels, et de me laisser m'exprimer sur les lourdeurs des gouvernements à reconnaître tous les aidants naturels comme tels.

Jean-Luc Tanguay
Hudson

 

 

Ma mère est décédée, il y aura bientôt 4 ans, du Parkinson.  Mon père et ma mère ont connu la pauvreté, la solitude, l'impuissance pendant 13 longues années.  Nous les avons aidés comme nous avons pu (leurs enfants).  Mais c'était nettement insuffisant.  Ma mère est morte dans la pauvreté, mon père s'est retrouvé à bout de force d'en avoir pris soin jour et nuit..

Quelle misère dans une société dite moderne. Alors qu'on dépense inutilement des fortunes pour des recherches qui ne mènent à rien (car le problème ne réside pas seulement au niveau physique, il faut voir l'être humain dans sa globalité, soigner son corps, son coeur, ses émotions, son âme; là nous aurons du succès).  Mais la médecine traditionnelle, comme le gouvernement, se ferme les yeux. L'industrie pharmaceutique c'est tellement de sous en jeu.
Il faudrait arrêter tout ça, mais l'enjeu est trop grand... Il faut investir dans les choses essentielles; l'aide financière et humaine pour les malades et les aidants.  Trouverons-nous une volonté politique? L'espoir est mince.  Mais comme Chloé, il faut continuer de hurler haut et fort.

Lucille Jean
St-Etienne-de-Lauzon

 

 

Je suis paraplégique depuis 40 ans, j'ai 51 ans et mon père a toujours pris soin de moi, mais il a 78 ans et n’a plus la santé pour le faire, mais le CLSC ne m'accorde que huit heures de service par semaine en chèque emploi-services,ce qui est insuffisant .
Chloé Ste-Marie a toute mon admiration et mon appui dans sa lutte pour les aidants.

Johanne Bergevin
Longueuil

 

 

Je suis une jeune mère d'un enfant "autiste avec DI" de 6 ans et demi, elle est adorable. Le diagnostic de ma puce "autiste modéré avec déficit de l'attention et hyperactivité". Depuis 4 ans, je donne mon 110 % à mon enfant, je lui dois bien, elle a besoin de moi. Je suis demeurée à la maison pour lui offrir un traitement intensif 30/45 hrs par semaine. Je me suis battue pour qu'elle obtienne de bons services (ministre, député, pétition etc.) J'étais la voix de ma fille. Les dernières années n'ont pas été faciles pour mon fils de 7 ans et demi, mon conjoint et moi-même. Elle a débuté l'école en septembre. Lorsqu'elle revient de l'école, je suis présente puisque j'ai choisi de ne pas travailler à l'extérieur. J'ai fait ce choix avec mon conjoint. Ma puce demande de l'attention, de la surveillance, d'enseignement, de stimulation, d'amour et nous avons comme responsabilités de l’aider à devenir le plus autonome possible et à communiquer ses besoins. On ne guérit pas de ce handicap qui est lourd pour la personnne et pour ceux qui partagent sa vie. J'aimerais offrir à mon enfant tous les outils nécessaires pour l'aider à progresser. Elle a des problèmes sensoriels, des troubles de comportements etc. Cependant, les finances ne suivent pas... Nous devons avoir une personne compétente pour garder notre enfant et la stimuler, le prix 15 $ pour partir la tête tranquille. Malheureusement, nous n'avons pas ce montant. Nous ne sortons pas et mon fils vit cela à tous les jours, 24hrs/24 Ce n'est pas facile pour une maman. J'amène ma puce avec moi à l'épicerie, etc. Je reviens souvent le coeur gros de nos sorties. J'ai une heure par mois pour une éducatrice d'un CRDI (au besoin). J'ai un montant du CLSC pour m'aider à payer mes répits (deux dodos par mois). Nous aimerions avoir d'avantages de répit, mais nous n'avons pas les moyens... La puce ne dort pas très bien... Je suis aussi fatiguée. Je souffre d'épilepsie... J'ai besoin de repos. J'ai besoin qu'on voit le travail que j'accomplis. J'aime mon enfant. J'ai besoin de lui offrir les outils pour son développement. Nous n'avons pas les sous... Nous n'avons pas d'aide à domicile. Nous pourrions, évidemment, mais comment allons-nous payer tout cela ? J'ai l'impression que les gens pensent que je ne fais rien. Ça me fait mal et j'essaie de vivre cette vie avec cette enfant différente, que j'adore et admire. Les parents d'enfants autistes sont-ils reconnus ?

Stéphanie Trottier
St-Rédempteur

 

 

J'appuie Chloé Ste-Marie dans le travail formidable qu'elle fait depuis tant d'années.  Sa détermination est un exemple pour tous.

Lucile Gendron
Magog

 

 

"Lettre à Monsieur Parkinson »

Monsieur, très cher Monsieur Parkinson,

Je suis polie car je ne vous connais pas bien, pas aussi bien que mon père qui vous côtoie chaque seconde de chaque jour - je vous respecte aussi, par la force des choses, comme on peut le faire avec un de ses plus vieux ennemis... mais... je vous hais, d'une haine froide et sans appel. Je vous hais pour le couperet que vous avez fait tomber un jour sur toute ma famille : mon père, bien entendu, qui à cause de vous, a dû entre autres arrêter d'enseigner, ne pouvant plus écrire au tableau ni corriger ses élèves, mon père encore, que j'ai déjà vu trembler, tout seul, recroquevillé, sur le quai d'une gare bretonne où je le laissais, mon père toujours, qui lutte chaque jour contre votre emprise pour conserver quelques espaces de liberté - et puis ma mère, qui se bat fidèlement à ses côtés pour assurer le quotidien, ma mère encore, qui doit se priver d'une retraite paisible et tant méritée, ma mère toujours, qui des fois sourit, le visage plein de mélancolie - et enfin, nous les enfants, qui ne pouvons pas profiter de notre papa, souvent fatigué par vos assauts, nous encore, qui devons souvent faire bonne figure alors que la tristesse nous envahit et que l'envie de pleurer parfois surgit, nous toujours, qui souvent n'arrivons pas à en parler.... Du courage, certes, vous avez su nous insuffler mais  Dieu que le fardeau est parfois dur à porter et que d'innocence vous avez su nous enlever !
Monsieur Parkinson, Dieu seul sait où vous vous logez, mais je suis sûre qu'un jour, nous allons vous trouver et vous.... tuer. En attendant ce jour...je vous hais, je vous hais, je vous hais...

Corinne Morbihan

 

 

Je ne crois pas vos arguments, à savoir que le gouvernement va aider les malades à aller manger dans un bar ou coucher dans un hotel; il faut rester dans les limites du raisonnable...

Benoit Gagnon
Alma

 

 

Je suis une enfant unique qui a pris soin de ses deux parents malgré que la société n’ait rien fait pour m'aider moi. Pendant 7 longues années , je me suis occupée de ma mère malade. Tout a commencé par un cancer du  sein, elle a dû se faire opérer. Ensuite, lors de l'intervention, il y a eu des problèmes cardiaques qui se sont manifestés, trois opérations donc un pacemaker. Ensuite, le cancer s'est refugié dans les intestins. Il y a eu une opération qui lui a valu une colostomie pour ensuite finir sa route dans les reins dialyse 3 fois par semaine. Moi pendant tout ce temps,  je travaillais comme opératrice de sérigraphie 40 heures par semaine,  j'ai dû quitter mon emploi  pour cause de burn-out : le  travail, maman, mes trois fils âgés de 3, 5 et 7 ans lors de la découverte de son cancer du sein, plus une maison à entretenir, donc plus de temps pour m'occuper de moi. Lorsque ma mère est décédée en septembre 2002, le même jour, mon père se faisait opérer pour débloquer une artère, il est mort en mai 2003, tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui encore,  je souffre de tout cela. Je m'étais endettée pour être leur aidante ayant aucun emploi pour payer les comptes pendant 3 longues années, j'ai presque perdu ma maison dû au fait que je navais pas de salaire. J'espère qu'un jour le gouvernement fera quelque chose pour nous,  pour que plus personne  qui aide soit diminué autant que je l'ai été.

Une aidant essoufflée, qui a peine à revenir dans la réalité tellement j'ai souffert et traversé tout ça seule.

Danielle Goyette
St-Jean-sur-Richelieu

 

 

Bravo pour cette belle initiative... même à distance, l'amour se rend par la voie céleste :-)

Sylvie Provencher
Laval

 

 

Je me sens présentement une femme en perte d'autonomie et qui dans son for intérieur se dit : est-ce que j'essaie de quêter pour avoir tant besoin d'aide ou est-ce normal qu'on nous aide sans avoir à sentir un malaise de demander du support quotidien et sans être obligée de sortir des sous de nos poches pour avoir un peu d'estime de soi... Voilà................ Merci

Solange Héroux
Victoriaville

 

 

Je suis sympatisant, car j'ai, il y a quelques années, été un aidant. Mon épouse étant malade, branchée à un  appareil d’oxygène 24 hrs sur 24 et toujours très souffrante, j'ai dû prendre une retraite anticipée à 54 ans pour en prendre soin convenablement.
Je me rappelle qu'à un moment donné, une intervenante du CLSC qui la visitait une fois par semaine m'avait dit; "vous, vous n'avez pas les moyens de tomber malade, elle a trop besoin de vous", par contre, on ne pouvait pas me donner plus de 2 heures par semaine!
La maladie a duré 10 longues années, durant les 3 derniers mois, j'ai été "gaté", j'avais alors droit à 4 heures par semaine. Je ne suis pas de ceux qui remette toujours leur responsabilité sur le gouvernement; je pense même qu'il était de ma responsabilité de prendre soin de mon épouse, mais une aide de 2 heures par semaine pour maintien à domicile d'une grande malade n'est définitivement pas acceptable.

Voila pourquoi j'appuie votre démarche afin que les aidants aient une aide raisonnable du gouvernement, pour que les malades bénéficient de soins appropriés.
Mes pensées vont surtout à ceux (celles) qui doivent quitter leur emploi pour prendre soin d'un être cher et qui se retrouvent sans revenu garanti.

Chloé et vous tous "aidants bénévoles" vous avez tous et toutes ma sympathie et je vous souhaite la meilleure des chances dans vos revendications pour  qu'une aide appropriée vous soit accordée.

Simon Pion
Brossard

 

 

J'ai une épouse qui est en fauteuil roulant depuis 17 ans souffrant d'une maladie dégénérative appelé l'arthrite rhumatoïde. Nous avons eu 9 enfants et pendant plus de 8 ans, je suis resté au foyer prenant soin de nos enfants et de mon épouse. Je suis Lymphologue et Docteur en Médecine Préventive. Mon titre professionnel est le Dr. Joseph. Je prends toujours soin de mon épouse en plus de mes activités professionnelles.  J'ai beaucoup d'expérience et peut aider beaucoup d'aidants naturels à s'aider eux-mêmes.  Je suis conférencier dans le domaine de l'Éducation et de la Prévention. J'aide mon épouse à devenir de plus en plus autonome. Au fur et à mesure qu'elle prend de l'autonomie, cela me libère du temps pour moi-même. J'organise mes activités professionnelles près de chez moi pour mieux répondre à ses besoins. Mais j'ai peu de ressources d'aide.

Dr. Joseph, R.L., P.M.D.
St-Félix-de-Valois

 

 

Je suis atteint d'une maladie dégénérative. Au cours des années, nous avons obtenu des sommes d’argent pour faire du ménage, m’aider à me lever, me coucher, pour mes bains et toilettes. Le manque d'argent limite constamment mes services.

Je demeure en campagne. Je reçois des aides financées par chèque emploi service. Ces travailleurs sont payés au salaire minimum. Les frais de déplacement ne leur sont même pas payés. Mon épouse doit assumer plusieurs heures d'aide dans la journée et surtout la nuit, pour me tourner dans mon lit. Elle travaille à l'extérieur de 8 à 5. Il est évident que le chèque emploi service est un moyen pour l'État de réduire les dépenses. Nous savons aussi que les programmes de maintien à domicile, dans les CLSC, sont constamment sous-financés.

En 1981 le gouvernement fédéral a refusé un projet d'assurance-handicap. Les politiciens ont laissé à leur sort les personnes handicapées.

Depuis 1969, les personnes handicapées sont automatiquement envoyées à la sécurité du revenu. Ce programme n'a jamais été conçu pour elles. Ce programme est conçu pour des gens en transition en emploi. Il est aussi un programme de dernier recours.

La charte des droits et libertés, dit que l'État doit traiter de façon décente ses citoyens. Quelle est la décence, lorsque les personnes handicapées doivent avoir recours régulièrement aux banques alimentaires?

En 1988, le conseil des ministres a voté à l'unanimité que les personnes handicapées ne doivent plus payer de leurs poches des biens et des services reliés à leur handicap. L'OPHQ estime que les personnes handicapées déboursent encore aujourd'hui, en moyenne, plus de 250 $, par mois de leurs poches,  pour des services directement reliés à leur handicap.

Étant le beau-frère d’André Bergeron et de Marielle Houle je comprends le désir de Marielle d'avoir voulu mourir au lieu de finir ses jours dans un CHSLD. Ces mouroirs sont devenus inhumains avec les coupures massives de personnel. Je suis impliqué depuis 30 ans dans le domaine. J'ai travaillé à créer le maintien à domicile dans les années 70. À cette époque, en institution, la vie n'avait pas de sens. La situation n'a cessé de dégénérer depuis.

On pourrait continuer encore longtemps la liste des services sous-financés. Le transport adapté, les équipements adaptés, le logement adapté, le travail, etc., etc.

En octobre 2005, j'ai organisé une quête symbolique devant les bureaux de Monsieur Charest à Sherbrooke. Nous voulions dénoncer l'extrême pauvreté dans laquelle sont plongées les personnes handicapées. Nous voulons que le gouvernement du Québec crée un organisme adapté aux besoins des personnes handicapées, surtout en termes de revenu.

Alors que nous quêtions devant les bureaux de Monsieur Charest, alors que nos ministres au Québec braillent parce qu'ils n'ont pas d'argent, le fédéral faisait des consultations en ligne pour demander aux personnes handicapées, ce qu'il doit faire de ses surplus. Depuis Monsieur Harper a trouvé le moyen de dépenser 15 milliards $ pour faire plus de handicapés.

Maurice Richard
Milan

 

 

Je me suis occupée de mon père et de ma soeur pendant des années et je comprends comment ça peut peser sur les épaules d'une personne.

Susan Langlois
St-Pie-de-Guire

 

 

Vie quotidienne un peu monotone, retirée du monde malgré certains services offerts par le CLSC, mais au compte-gouttes...

Lise Dufresne
Québec

 

 

Mon fils est atteint de dystrophie musculaire de duchesnes, il a 22 ans et veut vivre pleinement sa vie de jeune adulte et les ressources ne sont pas à la portée du budget et de l'aide apportée.

Sylvie Landry
St- Germain

 

 

Comme dirait Richard Desjardins, " je me tais et je commence..."

Voici le TOPO de ma "vie d'aidante":

Enfant-soutien d'une mère paralysée et psychotique;
Jeune adulte-soutien d'un père atteint d'un cancer généralisé;
Mariée, depuis 25 ans, à un homme aux prises avec des problèmes psychotiques reliés à la schizophrénie;
Mère de 4 enfants;
Conjointe-aidante de mon conjoint depuis 15 ans.

La SOLITUDE, la MARGINALISATION, la PAUVRETÉ, le JUGEMENT, le REJET, l'HUMILIATION, le DÉNIGREMENT, l'INDIFFÉRENCE, l'INCOMPRÉHENSION, etc. jonchent le cours de ma vie. En tant que fille d'abord, conjointe et mère par la suite, je possède une LONGUE et PROFONDE expérience de la RÉALITÉ des proches-aidants.

Je n'étalerai pas ici tous les méandres de cette pénible route, MAIS je préfère CONSTRUIRE un MONDE MEILLEUR avec vous TOUS qui prendrez part à cette nouvelle entreprise créée par l'une des NÔTRES:
CHLOÉ STE-MARIE.

Je crois que nous participons d'une "RACE" RARE. Notre ÂME s'abreuve à une Eau qui ne se tarit point: l'AMOUR de l'AUTRE, l'AMOUR de l'HUMAIN.

Je vous SALUT BRAVES gens qui démontrez tant de COURAGE et de TÉNACITÉ à HISSER l'HUMAIN vers des HAUTEURS qui dépassent de loin la vision ambiante imprégnée de morosité et qui ne jure qu'au son sonnant du Dieu MARCHÉ.

Marie-Thérèse Toutant
Ste-Julie

 

 

Depuis décembre dernier, mon père a besoin de surveillance en tout temps. Victime d'un second ACV, il marche maintenant à l'aide d'une marchette et a une mémoire courte presque inexistante. Il est tombé à quelques reprises et ma mère, très petite et ayant déjà fait des capsulites dans les deux bras ne peut le lever lorsqu'il tombe. Je suis la personne en "back up" pour aider mes parents ayant décidé de leur offrir un toit afin qu'ils puissent vivre le plus longtemps possible autonomes et avec moi. Comme je travaille, je vois à tout ce qui concerne les courses, les rendez-vous, l'entretien de la maison et les urgences en cas de besoin auprès de ma mère qui veille sur mon père à tout instant. Je dois vous dire que dans tout ça, 4 mois après ce fameux mois de décembre, ma mère a développé un zona dans la tête. ÉPOUVANTABLE!!!! À 75 ans, elle n'avait tellement pas besoin de ça mais comme je disais, le stress engendré par la situation qui ne débouchait nulle part par manque de ressources a miné ma mère jusqu'à lui offrir cette maladie en cadeau. Ce ne fut pas les meilleurs moments de ma vie je peux vous le jurer. Malgré tout ça, nous gardons le moral. Mais de voir ma mère souffrir de la sorte lorsqu'elle a eu son zona, je peux vous dire que je ne louangeais pas notre système gouvernemental. Cela va faire presque un an bientôt et je sens ma mère essoufflée et cela m'attriste énormément. J'ai vraiment hâte de trouver l'aide nécessaire pour la libérer un peu plus.

Je dois cependant vous dire que nous avons réussi à envoyer mon père au Centre de jour, 2 jours par semaine, et cela bien contre son gré. Ça non plus ce n'est pas facile à gérer quand la personne concernée ne veut pas sortir de la maison. Et nous avons l'aide au bain une fois par semaine aussi.

Je vous souhaite un franc succès pour cette belle initiative qu'est votre site et j'espère que nous aurons la chance de faire améliorer nos situations ensemble.

Cordialement,

Manon Baillargeon

 

 

Je suis inscrite au CLSC pour avoir des services à domicile, mais on ne vient pas régulièrement, car on me dit qu'on manque de personnel. Et je ne peux même pas aller à l'épicerie ou payer mes comptes à la banque. 

Marie-Andrée Vallée
Chomedey

 

 

Ma mère m'a parlé de votre site et votre démarche. Comme elle n'a pas d'ordinateur, je me suis empressé, avec son accord, de remplir cette inscription en son nom et vous faire savoir à quel point elle appuie votre démarche.

Ma mère est aidante pour, non pas une, mais deux personnes qui habitent avec elle. Sa soeur Madeleine 82 ans qui est présentement hospitalisée pour stabiliser son épilepsie et qui devient de plus en plus confuse. Et mon père 79 ans qui est atteint de parkinson avec tout ce dont cela implique (et je vous crois bien placée pour le savoir). Ma mère aura 80 ans en décembre prochain.

Elle doits leur assurer une présence 24h/24, les aider à manger, l'hygiène, voir aux pillules etc et j'en passe. Si elle doits sortir, elle doit payer une gardienne de sa poche à 16$/h.

Heureusement, ils habitent tous les 3 dans une maison pour retraité autonomes et semi autonomes. Elle a donc droit à un service médical 24h/24 en cas d'urgence. Le CLSC, envoie une infirmière une fois par semaine, pour les soins réguliers.

Et je pourrais continuer comme ça pour des lignes et des lignes. Donc, inutile de vous dire à quel point le réseau des aidants que vous mettez sur pied pourrait apporter une aide précieuse à ma mère. Ne serait-ce que pour du réconfort et un support moral. Au bout du compte, tout ce qu'elle à besoin c'est un peu de répits pour pouvoir recharger ses batteries.

Richard Michaud
Montréal

 

 

J'espère voir le jour où l'État se rendra compte que malgré le professionnalisme des travailleuses en place dans les hôpitaux et dans les CHSLD, ils demeurent un service de dernier recours. Il presse quant à moi d'agir dans les soins et le maintien à domicile afin que les personnes fragilisées conservent leur dignité, les capacités qui leur restent et leur milieu de vie.Les aidants naturels devraient logiquement avoir du support afin d'éviter l'épuisement, comme c'est souvent le cas présentement. Et les auxiliaires familiales et sociales autonomes devraient devraient être reconnues pour leur travail, ainsi bénéficier de conditions de travail et salariales satisfaisantes.

Marie Séguin
Gatineau

 

 

Je suis l'épouse et aidante de mon conjoint depuis 11 ans. Lui, ex-policier, atteint de sclérose en plaques, perte d'autonomie complète, ne peut rien faire par lui-meme, je dis bien rien.
Je viens de passer 5 mois à me battre contre l'administration de mon C.L.S.C. Malgré l'appui de ma travailleuse sociale, la physio de mon conjoint et de son ergo, rien n'a changé leur décision.Il a fallu que la nutritionniste envoie un rapport disant à quel point j'étais à bout, car je ne pouvais même plus manger tant j'étais fatiguée. Je ne trouvais plus le temps de me faire des repas et quand j'en trouvais, j'étais incapable de manger, j'en avais mal au coeur et a l'estomac.
Je viens d'obtenir un peu d’aide à cause de mon épuisement total, 36hrs/sem.
La S.C.S.P. Division du Québec, vient de me décerner le Prix Opal, prix de l'aidant(e) de l'année. Vous savez gagner ce prix même si c'est un signe de reconnaissance, ça ne change pas mon quotidien. Malgré tout l'amour que j'ai pour mon mari, je ne sais pas encore combien de temps je pourrai tenir, j'espère avoir la santé et la force de tenir jusqu'à son départ, car je trouverais pénible de l'envoyer dans une résidence. Son manque de communication en ferait une victime.

Marie-Andrée Bessette-Richard
Chambly

 

 

Je vis avec mon conjoint depuis près de 25 ans.  Il est atteint d'une forme de dystrophie musculaire, maladie dégénérative incurable.
En juillet dernier, nous avons vécu un drame familial d'aide au suicide.  
Les aidants naturels sont les personnes les plus vulnérables et sollicitées par des demandes d'aide au suicide ou appelées à s'engager dans un pacte de suicide. Le gouvernement devrait mettre de l'avant des programmes de prévention, d'information et de sensibilisation; il devrait rendre accessibles les services professionnels à tous les aidants naturels. Les aidants naturels devraient être directement impliqués dans le processus d'élaboration et de mise en oeuvre des divers programmes visant à soutenir les aidants naturels au quotidien. Le gouvernement devrait également définir et reconnaître comme aidants naturels les conjoints, conjointes, père, mère, frère, soeur et toute autre personne assurant les soins et la présence continue ou régulière auprès d'un grand malade ou d'une personne ayant des limitations physiques et / ou intellectuelles.

Noëlla Bergeron
Milan

 

 

Ma femme a dû retourner au travail faute d'aide de l'Etat et ce qui coûterait moins cher. Le remplacement actuel par le CLSC est nettement insuffisant et coûte plus cher.

Alain Jean-Bart
Verdun

 

 

Je trouve que nous sommes laissés à nous-mêmes. Mon conjoint a 48 ans, ça fait 10 ans qu’il a la maladie de Parkinson, nous avons une fille de 15 ans. L’an passé, au mois d’août 2005, il a eu l’opération au cerveau parce qu’il avait beaucoup de tremblements,  on nous disait que c’était très bien pour les tremblements, mais ça fait 14 mois et il a toujours des tremblements. En fait, c’est pire qu’avant l’opération. Il prend plus de médicaments, il devait passer une résonnance magnétique après l’opération, ça fait 14 mois et toujours pas de résonance. On nous dit que ça ne presse pas et pourtant quand il a été opéré, on nous disait qu’il fallait qu’il la passe avant de sortir de l’hôpital.

Je suis désespérée et mon conjoint aussi. On ne sait plus à qui s’adresser pour savoir si les électrodes sont bien implantées. J’aimerais tant avoir l’avis d’un autre neurologue, mais comment faire pour en trouver un, qui voudra bien nous aider? J’appelle à l’endroit où il a toujours été soigné et je sens qu’on les dérange et pourtant quand on y allait avant, ils nous disaient que si ça n’allait pas, on pouvait les appeler. Sauf qu’on appelle mais personne n’a jamais le temps de répondre. J’aimerais savoir si quelqu’un peut m’aider. Merci d’avoir pris le temps de me lire. SVP, aidez-nous quelqu’un

Suzanne Tremblay
Acton-Vale

 

 

J'ai gardé à la maison mon père pendant 7 mois, malade d'un cancer - même si les médecins jugeaient qu'il n'était pas un cas de 'maison'.  J'ai eu l'aide de mon frère et beaucoup d'aide du CLSC de LaSalle. Sauf que mon frère et moi ne pouvons nous permettre de quitter le travail maintenant (57 et 55 ans) puisque nous perdrons presque la moitié de nos revenus de retraite offerts par nos employeurs respectifs.  Dans mon cas, je pourrai prendre ma retraite à 65 ans (donc dans 6 ans).  En attendant - ma mère (84 ans) est seule à la maison - avec la seule sécurité des services Lifeline.  Elle se déplace très difficilement avec une marchette - souffre de dégénérescence maculaire dans les deux yeux. Mais si je veux avoir un petit quelque chose pour moi - quand je serai âgée, je ne peux pas prendre ma retraite tout de suite et demeurer avec elle. Comme la majorité des gens, nous n'avons pas les moyens de payer une personne pour demeurer avec elle tous les jours de la semaine.

Je tiens à vous remercier pour ce site - et je suis certaine qu'il va porter ses fruits.

Micheline Bourget
LaSalle

 

 

Pendant mon hospitalisation au CHUS de Fleurimont pour rectifier un tube de mon pacemaker qui s'était détaché, les trois fils de mon compagnon ont décidé de le placer en permanence après son hospitalisation à l'hôpital de Magog (anémie et infection chronique).

Huguette Dusablon
Magog

 

 

J’ai 34 ans, j’ai eu un cancer des os et j’ai perdu ma jambe gauche au-dessus du genou. Malheureusement , comme j’ai trop utilisé mon autre jambe, ça fait que je suis cloué à vie dans un putain de fauteuil roulant. Heureusement, j’ai une mère extraordinaire. Sans elle, je ne serais pas ici en ce moment, elle est précieuse à mes yeux et elle travaille justement dans ce domaine à aider des parents à alléger le fardeau d’avoir quelqu’un à s’occuper 24 sur 24. Mais, je sais que ma mère manque des journées de travail pour m’accompagner à mes multiples rendez-vous médicaux plus les coûts de stationnement et d’essence.

Éric Grondin
Montreal

 

 

Ça fait 30 ans que je prends soin de mon mari à la suite d'une rupture d'anévrisme temporal gauche et d'une paralysie du côté droit. Quand c'est arrivé, je venais d'accoucher, ma fille avait 2 mois, ça a été très difficile de vivre cette situation sans beaucoup d'argent et aucune aide de l'extérieur. J'ai dû me battre pour trouver de l'aide. Notre vie est bien plate parce que je dépend toujours des autres pour faire des courses ou me render aux rencez-vous médicaux etc. Mon mari ne peut rester seul. Donc, des gardiens seraient appréciés.

Nicole Tremblay
Montreal

 

 

Je vis en couple depuis 20 ans, j'ai deux enfants, ma fille est venue au monde avec un syndrome ou maladie que l’on a même pas encore identifié. Ma fille grandit, mais elle ne peut marcher et est confinée au fauteuil roulant. Et c’est ici que commencent les injustices,  je vais vous en soumettre quelques exemples.
1. Placer ma fille en institution ou endroit spécialisé au coût de 60,000 $ minimum/année

2. Programme d’aide adaptation domicile subvention octroyée : 16,000 $
maximum (même tarif depuis belle lurette)

Maintenant si ma fille était devenue handicapée par accident de la route (SAAQ) ou
par le biais de la CSST, il n'y aurait pas eu de limites pour l'adaptation de la
maison, pas de liste d`attente pour les soins, pas obligés de se battre avec
le CLSC et d’aller quémander aux travailleurs sociaux.

Pour finir dans mon cas, les coûts des travaux pour adapter ma maison,
35 000$ (Soumission de deux contracteurs indépendants) alors j’ai à payer
environ 20 000$. La SHQ avec ses tarifs non révisés évalue les travaux à
25 000 $ **.  Donc si nous décidons d'attendre et de faire la moitié des
travaux, car nous n'avons pas le 20 000 $ la subvention de 16 000 $ risque
d'être coupée à 12,000 $.

** On se demande pourquoi il y a toujours des dépassements de coût dans les
projets d'infrastructure gouvernementale.

Si je fais un calcul rapide ma fille a 7 ans, si nous la gardons à la maison
jusqu'à sa majorité, ce que nous voulons, nous faisons épargner environ au
gouvernement pour les 11 prochaines années 660 000 $ alors n’est-il pas dans
mon droit de demander un peu plus d’aide?

Le fait d`aimer ma fille et de vouloir cheminer avec elle, nous fait vivre
beaucoup de frustrations, qui ne sont pas dues à son état à elle, mais à
l'ÉTAT.

Patrice Provencher
Québec

 

 

Mon conjoint est handicapé lourdement. Il a subi une amputation bi-fémorale ( les deux jambes en haut des genoux), il y a 6 ans. Il y a 3 ans, il s'est brisé un bras, je l'ai gardé à la maison dans un lit d'hôpital avec un léve-personne pour les transferts et deux mois plus tard, on décelait un cancer du plancher buccal. On lui a enlevé le tiers de la langue pour former le reste de sa gencive et il n'a plus aucune dent. Je suis fatiguée et j'apprécierais l'aide d'une psychologue. Depuis trois ans que je me bats pour l'avoir, mais après maintes démarches, je suis toujours sur une liste d'attente. J'ai 59 ans et depuis 6 ans je ne vis plus. J'ai laissé un emploi pour m'occuper de lui, donc mes ressources financières ne sont pas énormes.

Carole Hall
Verdun

 

 

Un courage exemplaire d'un frère qui a dû se battre après une très longue maladie «l'insuffisance rénale» et 16 années de traitements en hémodialyse.  Greffé trois fois sans succès et les innombrables opérations pour rendre la dialyse possible. J'ai connu des problèmes pour obtenir une carte de «stationnement pour personne handicapée» car il n'est pas toujours visible de voir un handicap quand on n'est pas en fauteuil roulant. Sa santé qui ne cessait de se détériorer l'empêchait d'aller à sa dialyse par lui-même, car il ne pouvait avoir un stationnement près. Donc, j'allais le conduire et le rechercher pendant les derniers huit mois car il est décédé le 13 février 2006 (44 ans et 8 mois). Je n'ai malheureusement pas le temps de vivre pratiquement ce deuil que mon père entre d'urgence à l'hôpital, on croit alors qu'il fait une pneumonie - septembre 2006.  Mais après plusieurs examens, il s'avère qu'il est diagnostiqué atteint d'un cancer généralisé. Ce qui le tient en vie, c’est probablement dû aux trois pontages qu'il avait eus en mai 2005.    

Soudain, c'est toutes nos vies qui basculent celle de mon père, de ma mère, ainsi que la mienne. La tâche d'aidante est pour moi naturelle, mais en même temps très exigeante. De plus, à la suite de cette maladie qui sépare mes parents, mon père hospitalisé, je décide donc que ma mère vienne vivre avec moi (temporairement)  pour ne pas qu'elle reste seule à la maison. Car ma mère ayant été  opérée pour quatre pontages en juillet 2005, son état de santé demande aussi de l'aide.  
Alors voici dans quelle situation je me trouve en date d'octobre 2006 !!!!!!  Un cri du cœur appelle !!!!

Julie Lafleur, Québec

Julie Lafleur
Québec

 

 

Mon mari fait la maladie de Strumpell-Lorrain (même branche de maladie que la sclérose en plaques). Depuis 1985 , il vit avec cette maladie et voit son état se détériorer. La maison est transformée depuis quatre ans et il a un quadriporteur et une chaise roulante pour ses déplacements. Ce n'est pas toujours facile pour lui et pour moi de vivre. C'est un deuil qu'on a dû faire à tous les jours. Mon fils avait deux ans, lorsque le diagnostic est tombé. On vit au jour le jour.

Lise St-Onge
La Pocatiere

 

 

Les besoins pour les personnes aidantes sont essentiels et inestimables et ces personnes ne se trouvent pas à chaque coin de rues. Moi je suis une maman de 42 ans avec une jeune fille de 18 ans handicapée et très malade. Plus les années passent et moins nous avons d'aide. Je dois être physio, ergo, inhalo, tout. Nous devenons professionnelles dans tous les domaines, car qui est mieux placé que la personne qui vit 24 sur 24 pour apprendre, comprendre, soigner et deviner ce qu'il désire et souhaite? Nous les aidantes : mère, père conjointe conjoint etc. Bravo à nous tous !!!!!!!! Faut pas lâcher.

Véronique Imbeault
Port-Cartier

 

 

Avoir de l'aide à domicile pour prendre soin de la personne pendant que je prends l'air, ou fait l'épicerie ou ne serait-ce que prendre quelques heures ou quelques jours de repos.
Il y a actuellement mon frère qui participe beaucoup au maintien à domicile de papa. Mais lorsque mon frère travaille je n'ai personne de confiance.
Mon père est aveugle et presque sourd. Alors, on ne peut plus le laisser seul. Il me dit souvent que sans mon aide il ne serait peut-être plus de ce monde. Il a 87 ans. Son expérience de vie nous est très précieuse. Il a tant fait pour nous que ce que nous lui donnons à présent n'arrivera jamais à combler tout cela.

Flore Lesage
St-Mathias-sur-Richelieu

 

 

Depuis déjà quelques années, je travaille dans le communautaire auprès des personnes handicapées et leurs familles... ça me brise le coeur de voir l'épuisement s'installer dans ces familles... Le volet de la pauvreté est aussi déplorable.

Nicole Lavoie
Lac-Mégantic

 

 


Offre No. 138
9 mars 2010
Gardienne de répit ou aide
Détails

Offre No. 137
21 janvier 2010
J'offre mes services comme aide à domicile.
Détails

Offre No. 136
26 novembre 2009
Je désire offrir mes services comme dame de compagnie ou bien gardienne de répit.
Détails

Offre No. 135
2 septembre 2009
Je souhaiterais donner un service à domicile secteur Hull-Gatineau-Aylmer. Soins tels l'hygiène, le déplacement sécuritaire et quelques actes médicaux.
Détails

Demande No. 134
12 août 2009
Recrutement de participantes pour l'évaluation d'un programme d'aide à l'intention des aidantes d'une personne atteinte de démence
Détails

Offre No. 133
22 juillet 2009
Aide a domicile, répits pour aidant naturel, soin d'hygiène, aide dans les activités de la vie quotidienne
Détails

Demande No. 132
30 juin 2009
Recherche bénévole/aidant naturel / 7 à 77 ans pour une émission télé
Détails

Offre No. 131
16 juin 2009
J’offre des blocs de 2 heures ou de 4 heures, pour l’accompagnement, les soins d’hygiène et les tâches ménagères.
Détails

Offre No. 130
16 juin 2009
Siège électrique d'escalier neuf (usage un mois) à vendre
Détails

Offre No. 129
27 mai 2009
Je désire offrir mes services comme dame de compagnie. J’ai de l’expérience comme auxiliaire familiale et sociale.
Détails

Offre No. 128
27 mai 2009
Vous souhaitez maintenir l’autonomie d’une personne âgée à domicile? Gabrielle soigne. Soyez aux anges!
Détails

Demande No. 127
27 mai 2009
ANIMATEUR OU ANIMATRICE
Nous sommes à la recherche d'un animateur ou d'une animatrice qui viendrait animer ces deux groupes d’un maximum de 10 personnes chacun.
Détails

Offre No. 126
6 avril 2009
Ateliers/Animations Musique/ Éveil Musical pour enfants, adolescents, adultes et personnes handicapées...
Détails

Demande No. 125
30 mars 2009
Offre d’emploi au RAANM
-Poste à l’accueil et vie associative
Détails

Demande No. 124
26 mars 2009
Offre d'Emploi au RAANM
- Poste communication à la défense des droits
Détails

Demande No. 123
23 mars 2009
Élève infirmière de 3e année, souhaite effectuer des entrevues (téléphoniques, webcam), pour travail de fin d'étude dont le sujet porte sur les aidants naturels.
Détails

Offre No. 121
9 mars 2009
Offre services comme accompagnatrice pour région des Hautes Laurentides / Mont Tremblant et les environs
Détails

Offre No. 120
23 février 2009
L'Organisme eSPace Bellechasse est à la recherche de locataires pour son projet de logement social.
Détails

Offre No. 119
20 février 2009
Je travaille avec les personnes âgées et en perte d'autonomie depuis juillet, j'adore mon travail et je le fais avec tout l'amour que je peux donner!
Détails

Demande No. 118
30 janvier 2009
Recherchée : préposée entretien ménager et préparation repas a l'occasion
Détails

Demande No. 116
26 janvier 2009
Besoin urgent d'une personne bénévole au grand coeur pour le réchauffage et le service de repas.
Détails

Demande No. 114
19 janvier 2009
Étudiante au doctorat en psychologie de l'Université Laval qui évalue l'efficacité d'un programme d'aide destiné aux aidantes d'un proche atteint de démence.
Détails

 
 

2007
La Charte européenne de l'aidant familial se place en référence aux grands textes internationaux déjà rédigés sous les auspices des Nations Unis, du Conseil de l'Europe, de l'Union Européenne, du forum Européen pour les Personnes Handicapées.

22 juillet 2005
Liste des recommandations du rapport Ménard (Pour sortir de l'impasse : la solidarité entre nos générations.) Voir la recommandation #18 à la page 104 du document (114 dans le fichier pdf).

26 octobre 2007
Résumé du mémoire présenté par le Curateur public du Québec. Vieillissement et inaptitude : un enjeu à considérer. Voir en section 3 «Le maintien à domicile et l’aide des proches» en page 6 du fichier pdf.

Septembre 2007
Mémoire présenté au ministère de la Famille et des Aînés sur les conditions de vie des personnes aînées

Septembre 2007
Mémoire présenté par le réseau FADOQ dans le cadre de la consultation publique sur les conditions de vie des aînés. Des enjeux connus, des moyens à prendre.

 
 

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